Vice Versa

Riley est une joyeuse petite fille de 11 ans dont le cerveau est dirigé par cinq émotions : la joie, la tristesse, la colère, le dégoût et la peur. Chargées de l’aider à vivre sa vie de la meilleure façon possible, les cinq émotions sont confrontées à une rude épreuve : le déménagement dans une grande ville.

 

Après 2010 et l’excellent Toy Story 3, Pixar nous avait un peu déçus, voire beaucoup… Il y a eu Cars 2, RebelleMonstres Academy, des films d’animation, certes intéressants et réjouissants, mais très loin du génie Pixar, de l’imagination du studio, et de l’émotion ressentie lors du visionnage de leurs autres films.

Mais la bande-annonce de Vice Versa a suffit à me convaincre que l’imagination et l’original étaient de retour ! Et que dire de Vice Versa, à part que c’est un fourmillement d’idées farfelues et originales ? Le scénario – entrer dans le cerveau d’une petite fille à l’aube de grands changements – permet au studio de revenir sur l’un de ses thèmes favoris : grandir et devenir adulte. Le cerveau de Riley est vu comme un immense hangar à souvenirs, qui jalonnent et servent ses îles de la personnalité : l’île de l’amitié, l’île des bêtises, l’île de la famille…, reliées au centre de contrôle, lui-même régit par les cinq émotions chargées de préserver ses souvenirs et ses îles, composantes essentielles de ce qui fait de Riley, Riley.

Seulement lorsque Riley déménage, les émotions se disputent, Joie (la chef) et Tristesse sont envoyées par erreur dans le labyrinthe des souvenirs. Colère, Dégoût et Peur se retrouvent seuls aux commandes et tentent désespérément de ne pas trop embrouiller Riley. En tentant de retourner au centre de contrôle, Joie et Tristesse vont visiter le monde de l’imaginaire, la salle des idées abstraites, retrouver un vieil ami d’enfance, et découvrir un monde immense et vaste, représentant le cerveau pour Pixar.

Proche des thèmes de Toy Story et Monstres et Cie, le film Vice Versa aborde des questions graves de manière poétique. Grandir, bien sûr, mais plus spécifiquement les souvenirs, les émotions, l’oubli, et comment une personnalité se construit dans le temps, au gré des rencontres. Comme toujours, Pixar nous donne la réponse pour grandir en gardant une âme d’enfant. On rit, on pleure, on se remémore nos propres souvenirs et on s’émerveille du potentiel imaginatif des scénaristes et notamment de Pete Docter (déjà scénariste de Toy Story, Là-haut, et Monstres et Cie). Le doublage est aussi extrêmement bien réalisé, mention spéciale à Marilou Berry qui interprète Tristesse avec une mollesse toute rigolote et bravo aux autres : Charlotte Le Bon, Mélanie Laurent, Gilles Lellouche et Pierre Niney.

Vice Versa est à voir absolument, on passe deux heures fabuleuses, intenses et pleines d’émotions. On est triste, on est heureux, on est dégoûté, on est en colère et on a même peur ! Seul point négatif, le court-métrage Lava présenté avant le film, qui n’apporte absolument rien, et qui est même inintéressant. Bref, Vice Versa est le meilleur Pixar depuis Toy Story 3, et on espère que la tendance va continuer !

http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19550127

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