Maléfique

Maléfique est une créature de la forêt fantastique qui vit paisiblement avec ses confrères. Leurs voisins, humains, ne voient pas la cohabitation d’un bon œil et décident d’envahir leurs terres. Maléfique défend son pays autant qu’elle peut, mais un ami la trahi, la lançant dans une spirale vengeresse qui lui imposera de lancer le sort maléfique que l’on connait bien.

Maléfique affiche

La Belle aux bois dormant est un des Disney qui m’a le plus effrayée étant petite, la musique entêtante adaptée de l’opéra de Tchaïkovski, la fameuse scène d’envoûtement, et bien sûr la méchante Maléfique. En le revoyant plus grande, je me suis rendue compte que j’adorais ce dessin animé et que Maléfique était un des méchants Disney que je préférais. Aussi, j’attendais beaucoup de ce film, et je ne fus pas déçue !

Bien sûr, La Belle aux bois dormant est un conte et qui dit conte dit histoire d’amour, princes, princesses tout ça, tout ça… Pourtant, Maléfique arrive à dépasser le cadre d’un conte pour enfants pour aller vers quelque chose de plus profond. L’horreur de certains humains, la difficulté d’être différent, l’adolescence, et surtout l’ambition, en tant que qualité, mais surtout en tant que défaut, sont très bien représentés dans ce film. Le personnage de Stéphane, père d’Aurore, joué par Sharlto Copley, est beaucoup plus poussé et pensé que dans le conte et est très intéressant. Aurore (Elle Fanning) est aussi moins « nunuche » que dans l’histoire de base, et le prince (Brenton Thwaites), inutile au possible, m’a quand même beaucoup fait rire. Celles qui m’ont vraiment déçue, ce sont les fées. Autant dans le dessin animé, elles avaient un rôle central, elles étaient drôles, intelligentes, bêtes mais aussi courageuses. Ici, à part le mot « cruches », rien d’autre ne me vient à l’esprit pour les décrire. Et pourtant, avec Juno Temple (Cracks) et Imelda Staunton (Ombrage dans Harry Potter), il y avait du potentiel !

Mais, les deux personnages les plus importants de Maléfique sont, bien sûr, Maléfique et son fidèle corbeau, qui par un heureux hasard, se transforme ici en humain (joué par Sam Riley) de temps en temps. Déjà dans le dessin animé, le corbeau était un allié de poids pour la sorcière, contrairement aux stupides gobelins, le corbeau était intelligent, sournois et fidèle. Ici, les scénaristes en ont fait un véritable ami, un confident pour Maléfique, et c’est réellement bien trouvé. Enfin, Maléfique, dépeinte magnifiquement par Angelina Jolie, est géniale. On est toujours un peu effrayé de découvrir pourquoi un méchant est devenu méchant, d’abord parce que l’on a peur d’une histoire banale, dramatique, voire pathétique, et ensuite parce que parfois, on a juste envie qu’un méchant soit méchant. Pourtant, dans Maléfique, les scénaristes ont réussi à rendre l’histoire crédible, touchante, et intéressante, sans tomber dans un pathos exacerbé.

Bien sûr, Maléfique reste un film Disney, mais il est quand même beaucoup plus sombre que les autres productions du studio, notamment Il était une fois. Le film peine à démarrer malgré des effets visuels époustouflants, la 3D sert ici à quelque chose : on vole, on se bat, on sursaute et on a presque parfois mal au cœur, mention spéciale d’ailleurs à la BO de Lana Del Rey. Et même si le début est lent, la suite de l’histoire nous contente assez pour oublier l’ennui qui précède. Maléfique est donc un bon film Disney qui surpasse le prometteur mais décevant Alice aux pays des merveilles.

http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19543884

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