Maps to the Stars

À Hollywood, les acteurs, producteurs, réalisateurs, se battent par tous les moyens possibles pour apparaître dans le prochain grand film de l’année. Quand Agatha revient, après des années d’exil, dans la ville des Stars, les masques s’effritent et la folie de la ville et de ses habitants apparaît au grand jour.

Maps to the stars - Affiche

A History of violence de David Cronenberg m’avait profondément touchée à l’époque. J’avais adoré l’ambiance, la manière dont les acteurs étaient filmés, la réalisation de Cronenberg et le film en lui-même. La bande-annonce de Maps to the Stars m’avait donné envie, ainsi que la nomination et la victoire de Julianne Moore à Cannes. Le grand casting (Mia Wasikowska, Robert Pattinson, Evan Bird, John Cusack) sert énormément le film.

Maps to the stars est un film extrêmement sombre où l’on oscille entre la folie et l’horreur à chaque moment. Le très grand nombre d’acteurs n’est là que pour dépeindre la décadence de la Ville du Cinéma, comme une présentation de monstres dans un cirque. Peu importe le personnage, à un moment ou à un autre sa noirceur se révèlera au grand jour. Et puis, il y a Agathe, jouée par une Mia Wasikowska très convaincante, hideuse en apparence et innocente à l’intérieur. Le film démarre lors de son arrivée à Hollywood, où elle revient retrouver son petit frère.

J’ai aimé ce film, même si je l’ai trouvé dérangeant. Evan Bird, qui joue le petit frère, dépeint très bien le jeune prétentieux, détestable, accro à la drogue. Julianne Moore, en actrice cernée par l’ombre de sa mère étouffante, est très bien, même si pas plus exceptionnelle que d’habitude. Robert Pattinson casse de plus en plus son image de jeune premier avec brio. John Cusack et Olivia Williams jouent très bien le couple de parents qui cache un lourd secret. Et pour ne pas tous les citer, Sarah Gadon, Niamh Wilson sont aussi bien. Celle qui m’a vraiment étonnée, c’est Mia Wasikowska qui me semble beaucoup plus légitime à recevoir un prix que Julianne Moore dans ce film. J’ai trouvé qu’elle avait énormément évolué dans son jeu depuis Alice aux pays des merveilles.

Maps to the stars est un peu long, notamment au démarrage, mais s’assombrit rapidement, tout en gardant une part de mystère intacte jusqu’à la fin brutale. Un film très loin des films hollywoodiens habituels. Maps to the stars mérite d’être vu au moins une fois, rien que pour se rappeler le magnifique poème d’Eluard, Liberté, qui rythme tout le film : « […] Je suis né pour te connaître / Pour te nommer / Liberté. »

http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19544700

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