Le loup de Wall Street

Le Loup de Wall Street raconte l’histoire romancée de Jordan Belfort, un jeune homme ambitieux qui se lance dans la carrière de courtier à Wall Street. Toujours dans l’excès et la débauche, il arnaque ses clients pour s’en mettre plein les poches.

Le Loup de Wall Street - Affiche

Martin Scorsese est ici, dans l’excès, le sensationnel, l’énormité. Tout cela, non pas dans un sens péjoratif, il choisit juste de traiter le sujet de la décadence en utilisant le registre du grotesque. Et le fait que cela marche, est un très grand euphémisme. Rien n’aurait pu se faire sans Leonardo DiCaprio, qui porte le film, qui est le centre du Loup de Wall Street, et qui est un des meilleurs acteurs au monde (pour ne pas dire le meilleur).

Leonardo DiCaprio arrive à nous intéresser à un discours financier de plusieurs minutes dans une seule scène, il arrive à faire des mimiques incroyables, se frapper le front avec un micro, pleurer comme un enfant, faire une crise d’adolescence… Et que dire de la scène de paralysie dûe à la drogue ? Pendant toute une scène, il se traîne au sol, rampe, dégringole des escaliers en roulant, essaye vainement de se hisser dans sa voiture blanche, immaculée. Leonardo est ici à l’apogée de sa carrière d’acteur, et prouve, si ce n’était pas déjà fait qu’il est un des plus grands d’Hollywood.

L’autre acteur principal, Jonah Hill, quitte un peu son rôle de gros lourdaud de service pour approcher un personnage un peu plus recherché, même si ce n’est pas assez à mon goût. L’autre partie de la distribution est plutôt bien sans rien d’exceptionnel, à noter quand même Matthew McConaughey en vieux roublard de la finance et la surprise de voir Jean Dujardin donner la réplique à Leonardo dans un duel Amérique/Suisse plutôt comique.

On rit beaucoup, des fous rires incontrôlés même, nous saisissent à certains moments du film, l’excès, la drogue, les déboires des personnages, Martin Scorsese joue sur l’auto-dérision pour dresser un portrait effrayant du monde de la finance. Certains lui reprochent à lui et DiCaprio de faire de ce film une grosse blague, personnellement je pense que le message est très clair, et que le réalisateur n’a en aucune manière voulu faire l’apologie d’un arnaqueur.

La seule chose qui m’a gênée dans le film est le déroulement de l’histoire. On n’arrive pas à comprendre si Martin Scorsese et le scénariste Terence Winter veulent faire une biographie de Jordan Belfort, montrer l’ascension d’un ambitieux personnage ou au contraire se concentrer sur la chasse du FBI envers un arnaqueur financier. Cela ressemble à certains moments à Attrape moi si tu peux, autre film avec Leonardo DiCaprio. Pour moi, il aurait fallu se restreindre soit à la montée en puissance de Jordan Belfort, soit à sa déchéance, soit à un duel flic-fraudeur. Ici, on nous en donne trop, et le personnage de l’inspecteur (joué par Kyle Chandler) n’apporte pas grand chose, je trouve, à l’histoire.

Le Loup de Wall Street reste pour moi un des meilleurs films de ce début d’année, porté par un réalisateur incontournable, mais surtout par un acteur extraordinaire.

http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19522981

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