Les mains en l’air

En 2067, Milana se souvient de son enfance lorsqu’elle avait onze ans, immigrée d’origine Tchétchène, elle était menacée d’expulsion. Avec sa bande de copains, ils avaient décidé que quoi qu’il arrive, ils resteraient toujours ensemble.

Les mains en l'air - affiche

Romain Goupil, le réalisateur, oscille entre film engagé et film sur l’enfance. Il pose sa caméra à hauteur d’enfant, s’évertuant à montrer la sensibilité de la jeunesse, l’amour naissant, les bêtises renouvelées et autres. Et puis on passe à hauteur d’adulte, on rencontre les difficultés, les discours froids, la compassion, ou au contraire l’indifférence. J’ai trouvé que c’était le problème du film, il n’arrive pas à réellement choisir entre les deux. Les adultes jouent plutôt bien. Valeria Bruni-Tedeschi, notamment, incarne une mère courage, un peu libertaire, un peu excentrique mais passionnante. Les enfants eux, ne jouent pas forcément bien, j’ai trouvé difficile de rentrer dans l’histoire et de croire à cette bande d’amis qui osent tout pour la petite Milana.

L’autre originalité du film, c’est de choisir de raconter cette histoire en flash-back, le présent se trouvant être en 2067. Milana, âgée, nous raconte son enfance, essaye de nous expliquer avec ses mots ce qu’apparemment nous ne sommes plus capables de comprendre : “les enfants étaient entassés dans de grands bâtiments par groupes de 30 appelés classes, je sais, c’est dur à comprendre”. Le problème c’est qu’à part quelques apparitions, le scénario ne joue pas vraiment sur cette comparaison entre “l’avant” et le “maintenant”. Et c’est dommage, on reste un peu sur sa faim.

Néanmoins la vraie force du film, et ce qui m’a plu, c’est la façon dont le sujet est traité. La quête de papiers s’accompagne d’une quête d’identité pour la petite Milana. J’ai beaucoup aimé le fait qu’on ne sache pas réellement ce qu’il se passe puisque toutes les interactions à propos de papiers sont entendues par Milana, soit parce qu’elle écoute aux portes, soit parce qu’elle surprend une conversation. On ressent ainsi la compréhension de l’enfant plutôt que la compréhension de l’adulte que nous sommes. Je vous conseille donc ce film, certes stéréotypé et légèrement caricatural, mais assez plaisant à voir.

Bande annonce – Les mains en l’air

Les mains en l'air - Image

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