Entretien avec Manuel Pratt

Il kärchérise la politique et les médias, Manuel Pratt est sans tabous !

Christelle Da Silva : Votre spectacle est dynamique, intelligent, percutant, pensez-vous qu’il y ait trop de consciences endormies en France ?

Manuel Pratt : C’est une volonté politique, manipulation des médias, elle se résume facilement: Pensez bête, vous voterez bête !

Le problème c’est que tout le monde suit et la nouvelle génération médiatisée des pseudos humoristes rentre dans ce putain de système sans vouloir casser ce repos bon bourgeois …du moins celle qui passe à la télé, car dans les salles, la résistance est toujours là !

C.D.S : Sarkozy est déjà venu vous voir ?

M.P : Jamais et de toute façon, je lui en interdirai l’accès. Résistance, pas de collaboration avec ce type que je hais et méprise véritablement.

C.D.S : Le public vous aime, comment expliquez-vous ce succès ?

M.P : Mon jusqu’”au boutisme”. Je n’ai rien à perdre je ne cherche ni la gloire, ni l’argent ni la médiatisation, je ne fais que ce que je veux et le public aime cette liberté de ton. Les gens sont malins et heureusement quand ils sortent des sentiers battus, leurs curiosités est comblée, c’est le cas aussi en musique, en danse, en peinture. Il faut regarder ailleurs dans les ruelles et éviter les boulevards de la connerie .

C.D.S : Quels conseils donneriez-vous aux futurs humoristes ?

M.P : Refuser l’autocensure, refuser les compromis et surtout ne pas aller jouer chez Ruquier pour être jugé par cette m* de Benguigui et cette vieille pét* de Catherine Barma.

C.D.S : Quelles sont les erreurs à éviter ?

M.P : Chercher la gloire à tout prix, faire la première partie d’un homme politique et écouter Florent Pagny en appréciant sa musique …et ses textes…

C.D.S :  Pensez-vous qu’il fasse garder son âme d’enfant pour être un bon artiste ?

M.P : Oui et non, garder le naturel d’enfant , bien sûr. Mais garder sa rage d’ado est aussi importante. Ne jamais ouvrir la main, mais fermer le poing et ouvrir sa gueule. Cela va de soi.

C.D.S : Avec qui souhaiteriez-vous travailler ?

M.P : Léo Ferré, mais je crois qu’il est un peu malade actuellement…

C.D.S : Je vous laisse le mot de fin.

M.P : Si tu fais un pas en avant, tu es mort, si tu fais un pas en arrière tu es mort aussi… Alors , pourquoi tu recules ?

* Petit plus

Les lundis et mardis, jusqu’au 19 juin 2012 à 20h, au théâtre “Le Funambule Montmartre” Paris 18ème.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s