Entretien avec Greg Romano

Avis aux célibataires !!! Il est grand, il est fort et terriblement attendrissant. Aujourd’hui j’interviewe Greg Romano, un gars qui vous fera énormément rire et plus si affinités …
Christelle Da Silva :  Vous stressez toujours avant de monter sur scène ?

Greg Romano : Tout le temps ! Au tout début quand j’ai commencé, je stressais genre environ une dizaine d’heures avant le début du spectacle, là ça se rétrécit de plus en plus, c’est  2h avant le début du spectacle! C’est super stressant de se dire qu’on va être devant une centaine de personnes tout seul, sans filet et faire rire pendant 1h, donc ,  c’est plutôt délicat, on sait jamais si ça va leur plaire ou pas.

C.D.S : On dit qu’il ne faut pas voir de spectacles humoristiques quand on écrit le sien. C’est vrai ?

G.R : Moi ça ne m’a jamais gêné. Le plus grand compliment qu’on ait pu me faire à la fin d’un spectacle, c’était “J’ai trouvé que tu avais ton propre style”. C’est vrai que maintenant il y a tellement d’humoristes qui font leur spectacle, beaucoup se ressemblent et beaucoup traitent les mêmes thèmes, donc, moi j’essaye vraiment d’avoir mon style,ma façon de raconter, c’est pour ça que j’écris tout seul et non, non, ça ne me dérange pas du tout d’aller voir d’autres spectacles.

C.D.S : Quelles sont vos influences, vos inspirations ?

G.R : Mes influences et mes inspirations ? Après, je vais faire comme tout le monde, mais c’est la vérité. Moi, j’ai beaucoup écouté Coluche quand j’étais petit. Alors, c’est drôle, parce que au début quand j’étais petit, j’écoutais, je rigolais et quand je réécoutais des sketchs un peu plus tard, je me rendais compte que je ne comprenais pas les blagues quand j’étais petit. Et là, maintenant que je les comprends, je rigole encore plus. J’aime beaucoup, aussi, Gad Elmaleh, Florence Foresti, Le Comte de Bouderbala, je trouve qu’il y a une belle brochette pour cette nouvelle génération d’humoristes.

C.D.S :  Il y a de l’ironie dans votre spectacle. Vous pensez vraiment que la vie ait été ironique avec vous ?

G.R : Dans tous les malheurs qui ont pu m’arriver, je me trouve très chanceux quand même. Parce que j’ai la chance d’être encore là et surtout j’ai la chance de faire un métier que j’aime, non,  moi je suis très content de ma vie. Maintenant, je m’en moque beaucoup sur scène, mais bon, c’est une excuse pour faire rire les gens, mais ça part de faits réels, donc maintenant, je ne trouve pas que la vie soit dégueulasse avec moi, mais elle m’a mis beaucoup des barrières, mais si je n’avais pas  eu toutes ces barrières, je ne serais pas actuellement sur scène.

C.D.S :  Combien de temps jouez-vous un spectacle sur scène, avant d’en écrire un nouveau ?

G.R : Moi il faut savoir que c’est doucement le matin et pas trop vite le soir (rires), j’ai mis du temps à l’écrire celui-là et encore, il n’est pas fini. En fait, on peut jamais trop savoir  parce qu’un spectacle c’est jamais fini d’être écrit. On est en perpétuelle écriture, par exemple si je prends le sketch sur le site “ADOPTE UN MEC.COM”, je l’ai écrit il y a 1 an et demie et depuis, il a changé facilement une quarantaine de fois. Après en spectacle, ça se joue tant que ça marche. Le principe c’est de faire des petites salles à Paris,après des plus grandes salles, après faire une tournée dans toute la France. Maintenant c’est clair, que je commence déjà à penser à des idées, comment va s’articuler mon second spectacle, mais là, je suis quand même plus concentré sur le premier, en faire vraiment un bien, de qualité avant de voir le deuxième spectacle.

C.D.S :  Quelles ont étés les difficultés rencontrés ?

G.R : Pour  écrire j’en ai pas eu, car j’ai toujours écrit tout seul. Si ! J’ai travaillé avec Julien LE NY,qui bossait avec moi à la radio, on avait un système ou moi j’écrivais le sketch en entier et lui faisait une deuxième lecture à côté, il rajoutait quelques vannes, me disait ce qui allait et qui n’allait pas, après je me suis rendu compte que je travaillais mieux en étant seul pour écrire totalement et après j’ai trouvé mon metteur en scène qui est Kyan Khojandi et qui lui justement m’a aidé à bien articuler ces vannes et à mieux les faire vivre sur scène. L’autre difficulté , c’est de trouver un producteur, un booker qui vous fasse tourner, donc au début, quand on commence c’est limite de la prostitution, parce qu’on distribue les flyers, on essaie de remplir la salle etc. En fait, on fait tous les boulots du milieu du spectacle en une personne, donc ça peut être fatiguant. C’est à dire jouer le spectacle, vendre le spectacle, faire la promo du spectacle, financer les flyers, financer le théâtre, c’est vrai que quand on commence, on perd plus d’argent qu’on en gagne. De toute façon, quand on commence ou même quand on fait ce métier au début, on le fait pas pour l’argent.

C.D.S : Ça vous intéresserez de jouer au Cinéma? Si oui, avec quel(le) réalisateur(rice) souhaiteriez-vous travailler?

G.R : J’ai toujours dit, depuis que je suis tout petit,”Je veux faire rire les gens”. Que ce soit par la radio, la télé, la scène, n’importe où…donc, oui, pour moi le Cinéma, c’est une finalité. J’aimerais beaucoup travailler avec Rémi Bezançon (sourire).

C.D.S : Je vous laisse le mot de fin.

G.R : Les gens qui veulent venir à mon spectacle, si ça ne les fait pas rire, je leur rembourse la place, alors ça c’est la vérité. Si à la fin, ils sortent et me regardent dans les yeux sérieusement et qu’ils me disent “Désolé, j’ai pas du tout ri, ça ne me fait pas rire du tout” je leur rembourse la place. C’est au Théâtre Montmartre Galabru, métro Blanche. Tous les mercredis  à 20H, jusqu’au 21 décembre et à partir du 11 janvier, même heure, même endroit.

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