La Solitude des nombres premiers

Mattia pensait qu’Alice et lui étaient deux nombres premiers jumeaux, isolés et perdus, proches mais pas assez pour se frôler vraiment…


Il y a quelque chose de douloureux dans ce roman, quelque chose d’enfoui profondément, des souffrances, des traumatismes, des erreurs, de la culpabilité, de la colère. Pourtant dès les deux premiers chapitres, on sait ce qu’il s’y cache, et on attend quand même le moment où les deux protagonistes, Mattia et Alice, craqueront. Le moment où il faudra que ça sorte.

Alice se sent exclue du monde, Mattia lui, ne veut pas en faire partie, on suit leurs rencontres, leurs épanouissements, le temps qui passe et les personnes qui changent, on attend aussi le moment des retrouvailles. Ce moment qui terminera le livre d’une façon brutale.

On ressent bien les sentiments de chacun, Alice perdue et Mattia indifférent, on s’accroche à leur manque d’existence, à leurs bulles, et pourtant certains personnages nous semblent très stéréotypés: Viola, la méchante jolie, Fabio, le mari trop gentil, l’histoire aurait gagné à rester plus près des deux personnages principaux. L’autre bémol est la fin, où justement on reste sur sa fin.

Sinon c’est un livre assez bien écrit, qui réussit pendant quelques temps à nous faire comprendre le vide de l’existence.

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