Comment se faire publier quand on est un jeune auteur?

As-t-on des chances d’être publié quand on est un jeune auteur?

Par défaut je dirais non. C’est 7 dernières années je suis allée à tous les salons du livres possibles et inimaginables, participer à tellement de concours que j’ai oublié le nombre quelque part aux alentours de 50, ai assisté à d’innombrables conférences de mes auteurs préférés qui ‘mont tous répété sans exception qu’ils avaient envoyé leur manuscrit par la poste (sans préciser que c’était il y a 10, 20 ans de cela quand les éditeurs étaient plus enclins à lire ce que l’on envoyait). J’ai donc fait de même, et j’ai une grosse vingtaine de lettre de refus, une seule seulement justifiée. J’ai essayé de networker, ai rencontré des petits éditeurs intéressés qui ensuite ne l’étaient plus du tout.

Et puis un jour, en terminale, une de mes nouvelles a été publiée (pour la lire, allez sur mon site).  J’avais gagné un concours dont le prix étaient la publication des nouvelles lauréates dans un recueil de nouvelles.

J’aimerai avoir la réponse à la question. Je la cherche encore d’ailleurs.

C’est une question qui me revient souvent, et d’après ce que j’ai vu, je peux dire que les méthodes qui marchent le mieux sont:

1. de connaitre des éditeurs.

C’est le cas pour la majorité des jeunes écrivains français, ainsi que les “révélations” chaque année à la rentrée littéraire, mais qui, malheureusement(?) ne passeront pas l’hiver. C’est ce qui a permis à des auteurs comme Ariane Fornia,  Boris Bergmann ou Florian Zeller.

2. d’écrire un bon roman/de bonnes nouvelles.

Ce n’est pas une condition de succès: le talent n’est pas suffisant pour avoir le bonheur de voir son livre en librairie. Mais plus ce que vous écrivez est bon, plus vous avez de chances (ou alors vous êtes maudits mais rassurez vous, le public saura vous apprécié et regretter son dédain quand vous serez morts). Oui mais comment avoir une idée de la qualité de vos textes? Faites les lire à vos professeurs de français, à des amis qui aiment lire et dont vous faite confiance en leur jugement, à des collègues écrivains pas trop connus et qui ont suffisemment le temps (n’essayez pas Frédéric Beigbeider, à moins que vous ne vous appeliez Lolita Pille).

Il y a forcément quelqu’un dans votre entourage qui peux vous aider. Et même s’il n’y a personne, vous avez une connection internet, alors inscrivez vous sur des sites comme les Jeunes Ecrivains ou, si vous postez plus qu’un fois par mois, vous pourrez avoir des retours intéressants.

N’oubliez pas: vous devez demander aux gens qui vont lire vos nouvelles/votre roman des critiques détaillées.  Ils ne sont pas la pour flatter votre égo, mais vous aider à progresser.

3. de participer à des concours ou des appels à textes

Ces 7 dernières années, toutes les fois ou j’ai été publiée ce sont grâce aux concours. Je n’en participe à peu mais c’est un bon outil, pour peu que vous aimiez la compétition et près à ce que des inconnus jugent votre travail (ce qui ne DOIT pas vous déranger si vous voulez devenir auteur!). Pour connaitre les concours de nouvelles et de publications de premier romans, Bonnes nouvelles.  L’inconvénient c’est qu’une fois que vosu êtes publiée, que ce soit une nouvelle ou un roman, en général vous n’avez pas le droit de participer à la majorité des concours, qui tendent à promouvoir les nouveaux talents.

Voila! Rappelez vous que sur Quirky, on met en valeur la plupart des disciplines artistiques et de toutes, la profession d’écrivain est celle dont on ne vit quasiment pas. Donc une fois que vous êtes publié, à moins d’être une JK Rowling vous n’en vivrez pas et il faudra de nouveau lutter: pour faire votre promo et que les médias parlent de vous, pour vendre votre deuxième livre et puis tous les autres, tout en cherchant un boulot alimentaire à côté.