Séraphine

“En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d’apprendre que l’auteur n’est autre que Séraphine. S’instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d’art d’avant-garde et la femme de ménage visionnaire.”

Séraphine, le film qui a raflé 7 césar en 2009 dont celui du meilleur film pour le réalisateur Martin Provost et de la meilleure actrice pour Yolande Moreau, est passé il y a quelques jours à la télévision. Et que dire dessus, à part que c’est un film plein de poésie, de sentiments, d’émotion et de tristesse aussi?

Car on a pitié de ce pauvre petit bout de femme qu’est Séraphine claudiquant pour aller laver ses draps à la rivière, se faisant discrète pour nettoyer les sols, et pourtant après coup on se rend compte que cette femme n’est pas si naïve, et bête qu’elle semble l’être. Elle serait même plutôt malicieuse et fière, je dirais même noble.

Et elle n’y croit pas à cet allemand collectionneur d’art qui lui dit qu’elle a du talent, elle ne le croit pas non plus quand il lui dit qu’elle exposera à Paris, et pourtant nous on y croit. Peut être que l’avenir lui donnera raison, ou peut être pas. En tout cas c’est l’histoire d’une artiste incomprise, et même humiliée mais qui malgré tout garde une force de caractère et une honnêteté à toute épreuve. Une artiste bafouée qui utilise son argent pour acheter de la peinture plutôt que pour manger et qui n’en ressort que des toiles plus éclatantes, plus vibrantes qu’avant.

Les acteurs sont splendides, Yolande Moreau plus que fantastique et le film n’aurait pas cette sensibilité, ni cette justesse sans elle, Ulrich Tukur est plus que crédible en collectionneur ému par cette étalement de fleurs, et surtout le réalisateur Martin Provost accorde une part à la nature qui change tout et qui fait d’un film sur la peinture, un film œuvre d’art. A voir.

Bande annonce

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