Fireleap

 

J’ai découvert le travail de Nan Goldin à la BNF, alors que je n’avais pas le courage de réviser mon bac et que je préférais errer dans les rayons. Grand bien m’en a fait. J’ai eu l’occasion de voir son exposition à Sprovieri, une galerie à Londres, cachée dans un carré pavé, entouré de verdure et de restaurants bio à côté de Picadilly.

Nan Goldin a abandonné les dragqueens, gays et autres drogués newyorkais pour les enfants. Quelques photos étaient accrochées au mur, représentant des enfants jouant et des levers de soleil, mais l’essentiel se trouvait dans la salle d’à côté (auquel il a fallu accéder en passant devant le bureau des galeristes, ce qui était un peu étrange).

Nous avons poussé le rideau noir et pris place devant l’écran qui diffusait le diaporama. Nan Goldin préfère, quand elle expose ses photos, utiliser un diaporama pour aller directement au cœur du sujet. Les images ont défilés devant nos yeux, montrant des femmes enceintes et des parents attendris. La photographe a suivi ces enfants de leur naissance jusqu’à le début de l’adolescence et c’est un superbe témoignage qui s’affichaient devant nous, de comment le temps affectait tout et les transformations qui étaient survenus aux enfants. Elle a commencé à prendre ces photos en 1978, jusqu’à aujourd’hui. Ces enfants sont ceux de membres de sa famille ,de proches.

Les photos sont extrêmement réalistes, elles captent le quotidien de manière crues. Elles sont mélangées à des photos de paysages représentants les lieux que Goldin a visité.

Elle a pris ces photos pour se rappeler, ces visages et ces endroits qu’elle a visité, qui lui sont familier.

J’ai été surprise de voir que ces inspirations portaient vers de choses plus douces, plus conventionnelles telles que la vie de famille. Les photos crues et déroutantes de ses débuts ne sont pas présentes dans cette exposition.

Au contraire, elle s’attache à la renaissance et à la transformation. Comme elle le dit « Ces photos ont été une métaphore de la solitude . J’ai vécu dans un espace sombre ces 15 dernières années, et j’ai développé un fascination pour le monde inconnu, à l’extérieur ».

L’atmosphère crée dans cet espace sombre uniquement éclairé par les photos des enfants, tour à tout joyeux, joueurs, tristes, avec leurs parents, etc est bouleversante. Mélancolique, elle rappelle des instants à jamais disparus.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s