Wisconsin

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“Au nord du Wisconsin, deux fermes voisines, celle des Lucas et celle des Morriseau. John Lucas est alcoolique et cruel, sa femme Claire n’est plus que l’ombre d’elle-même. Leur deux fils James et Bill trouvent rapidement refuge dans la ferme voisine de Rose et Ernie Morriseau. Une chronique familiale qui dépeint les horreurs de la guerre du Vietnam. “

Ce livre est l’histoire d’une vie, de l’enfance en passant par l’adolescence pour arriver à l’âge adulte. Le titre original est “Le guerrier-tortue” en référence au jeu auquel s’adonne Bill Lucas, huit ans, dans la cour de la ferme. Armé d’une épée en bois et d’une carapace de tortue, il pourfend ses ennemis imaginaires. Peut être parce que ceux réels sont trop forts.

Comme ennemi, il y a déjà John Lucas son père, alcoolique, violent, qui s’acharne sur ses deux fils et sa femme. Il y aussi Claire sa mère, désespérée, n’ayant aucun des gestes affectueux attendus d’une mère, et puis il y a James.  James dit Jimmy, son grand frère pouvant se montrer à la fois cruel et tendre. Représentant tour à tour l’allié et l’ennemi.

Mais pour faire une histoire il faut aussi des héros. Ici il s’agit des voisins, Ernie et Rosemary Morriseau. Revenus tous les deux de la guerre des Philippines, lui soldat, elle infirmière, ils ont ce courage et ses qualités qui en font des modèles pour le petit Bill. La vie aurait pu être simple, Bill aurait évité sa famille et se serait réfugié chez les Morriseau.

Seulement la vie n’est jamais simple. Jimmy, lassé des frasques paternels s’engage pour le Vietnam. Et ne revient jamais. Et dans ces forêts du nord du Wisconsin, les fantômes rodent.

Cette histoire est très bien écrite et nous fait connaître les différentes croyances des régions du nord américain. On a l’impression de se balader dans des forêts immenses, de sentir le cèdre, de rencontrer des tortues-alligators, et d’entendre le soupir des esprits dans le vent. C’est aussi la chronique d’une famille peu chanceuse dans une région où la vie est très dure, les différents changements de narrateur nous permettent de bien nous situer par rapport aux personnages et de comprendre chacun d’entre eux. La seule chose qui m’a embêté c’est la fin, j’ai eu l’impression que l’histoire grave et réaliste se transformait en “chronique des bons sentiments”.

Pour moi cela ne pouvait pas finir bien.

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