Le Chat Du Rabbin

Par Célia

Joann Sfar est connu aujourd’hui pour son film Gainsbourg Vie Héroïque, et c’est d’ailleurs ce qui se voit le plus sur l’affiche du film Le Chat du rabbin : « Par le réalisateur de Gainsbourg Vie Héroïque ». Ok, si on veut… personnellement je n’ai pas vu ce film sur Gainsbourg. Mais Le Chat du rabbin c’est surtout l’adaptation  de la propre bande dessinée de Joann Sfar.

Le film est sorti le 1 juin dernier il reprend le tome 1, 2 et 5 de la bande dessinée. Je dois dire que j’ai été un peu déçue… parce qu’il reprend exactement les deux premiers tomes (je n’ai lu que jusqu’au tome 3). Une fois passé ce détail, je me suis plus attachée à l’histoire que je ne connaissais pas celle de la deuxième partie.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Le Chat du rabbin raconte l’histoire d’un chat d’un rabbin vivant à Alger au début du XXe siècle. Le chat n’a rien d’exceptionnel jusqu’à ce qu’il mange le perroquet familial et devienne doué de parole. Ce qui lui permet de parler de longues heures avec sa maîtresse Zlabya dont il est amoureux. Mais le rabbin éloigne le chat de sa fille, le trouvant trop mesquin et espiègle (après tout il a mangé le perroquet)  en prétendant que celui-ci c’était enfui ! Le chat veut donc, pour prouver qu’il est un bon juif , retourner voir sa maîtresse et faire sa bar-mitsva. C’est la première partie du film, les personnages s’installent, l’histoire se place… Bref j’ai trouvé ça un peu long, et comme je l’ai dit plus tôt, complètement calqué sur la bd. Mais qu’est-ce que serait cette adaptation sans la voix de François Morel ! Exactement comme j’imaginais le chat ! Malin, rusé, sarcastique et cynique ! En un mot génial ! La fille Zlabya est doublée par Hafsia Herzi, très bien choisie aussi !

La deuxième partie m’a beaucoup plus plu, elle raconte l’arrivée d’un russe à Alger, peintre de son état et à la recherche d’une hypothétique Jérusalem noire. Encore une fois les voix sont très bien choisies, et les dessins magnifiques dans cette partie du voyage dans le désert (plus beau que dans la bande dessinée).

Pour résumer ce film n’apporte pas grand chose de plus à la bande dessinée, il faut aller le voir pour les voix, surtout celle du chat. Néanmoins Le Chat du rabbin reste une histoire sur la différence, la religion, la vision de dieu, le racisme, un bel hymne à la tolérance, magnifique et poétique. Après tout qui n’a jamais rêvé de recevoir des leçons d’un chat ? Je le conseille donc plutôt à ceux qui n’ont jamais lu la bd.

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