Entretien: Julien Lootens

Voici l’interview de Julien Lootens, auteur qui m’a contacté via Facebook pour une interview.

Etre auteur a-t-il toujours été une évidence pour toi?

J’ai eu de nombreuses vocations depuis tout petit. Je voulais etre vétérinaire, puis coiffeur, puis comédien, écrire des films… Finalement au college je me suis rendu compte que l’écriture de livres était sans doute plus simple : ça je pouvais le faire seul dans mon coin ! J’ai assisté a quelques concours de nouvelles au lycée et mes textes ont toujours été bien accueillis, mon style d’écriture apprécié. Cela dit il a beaucoup changé, selon les themes abordés et avec les années qui défilent !

Quels sont tes influences?

Pour commencer, j’aime écrire en musique, cela me berce et je me suis souvent rendu compte que le rythme de la musique influe sur mes doigts qui s’agitent sur le clavier. Sur les émotions véhiculées aussi sans doute ! Ensuite je suis de la famille des éponges (rires). J’absorbe et mélange tout ce que je vois, entends, lis, que ce soit de la réalité ou de la fiction. Pour l’écriture de mon premier livre, j’avais toujours un petit carnet bleu avec moi dans le métro, et il s’est bien vite rempli. Mais j’y ai aussi reporté d’anciens souvenirs de films avec pour theme le métro, des articles de presse que je lisais, etc… J’aime garder des traces des choses, je pourrais toujours les utiliser plus tard ! En 2009 j’ai comptabilisé les 103 lits ou j’avais dormi, j’ai aussi une tres longue liste de cent choses que j’ai essayé pour la premiere fois… L’année derniere, j’ai noté dans un nouveau carnet toutes les personnes prises dans mes bras et depuis un bon moment déja je garde une trace des mots francais queje trouve dans mes lectures en anglais et j’adore les nouvelles expressions ou concepts : autosolisme, souplex, clonosexuel… Ca vous rempli un cerveau et des livres tout ca !

As-tu un rituel pour écrire ou le fait tu instinctivement?

Je n’ai pas de rituel, je peux écrire a peu près n’importe où du moment que je n’ai pas une autre tete penchée sur mon épaule pour me lire… J’ai écrit des bouts de mon premier livre dans pas mal de régions, pas mal de pays : chez moi a Paris a l’époque, sur l’ordi de mes parents en Loire Atlantique, a Londres ou j’habite depuis plusieurs années, sur une table bancale d’Irlande du nord, dans le salon de mon grand frere a Milan… J’ai bouclé la premiere version dans le sud de l’Inde sur des feuilles volantes qu je trimbalais dans mon grand saca dos ! Puis la conclusion a Hong Kong, en pleine nuit, sur l’avenue des stars avec tous ces géants illuminés devant moi ! Donc un rituel non, pas vraiment, pas de contraintes ou besoins majeurs en tout cas…

Qu’est ce qui à déclenché l’écriture de ton premier roman?

Un calcul simple, dont je parle d’ailleurs dans l’introduction du livre Métro parisien, petits plaisirs du soir et du matin: en arrivant en région parisienne pour mes études, je passais 2 heures par jours dans les transports soit 48 heures (2 jours) par mois ! C’était pareil pour tous ces gens autour de moi et apres un bon bout de temps sans vraiment ocuper ce temps, je me suis demandé quoi faire lorsque je me déplacais sous Paris. Je me suis acheté un carnet bleu et j’ai commencé a noter ce que je voyais, a prendre des notes sur les passagers qui m’entouraient. La nuit, j’écrivais !

A part le fait d’exercer un métier te rendant prestigieusement pauvre , quels sont selon toi les avantages d’être auteur?

On peut s’exprimer et donner notre version des choses. Ca ne veut pas dire que l’on changera le monde, ni meme que l’on sera compris… Si on avait déja la chance d’etre lu/écouté, ca serait tres bien, un beau début ! Je me souviens d’une interview que j’ai fait dans une brasserie de la gare de Lyon pour la sortie du livre. Une femme à la table voisine nous a finalement interrompus pour savoir de quoi nous parlions et nous dire que c’était bigrement intéressant. Ecrire un livre, évite a l’auteur de se répéter 10 000 fois pour etre entendu, c’est de l’économie de salive 🙂 Pour redevenir plus sérieux une minute, je me rends compte que mes projets d’écriture vantent le temps pour soi, le partage avec les autres et l’observation de ce qui nous entoure et nous nourit toujours.
Les inconvénients?
En tant qu’auteur en auto-publication (je n’ai pas de maison d’édition derriere moi pour ce livre), je suis devenu un monsieur sandwich (marketing) plus qu’une personne créative. Remarquez qu’il faut etre créatif pour amener les gens a nous faire confiance et acheter le livre…

De quoi parle ton prochain manuscrit?
Il parle de 2009 et de cette liste des 100 nouvelles expéiences que j’ai réalisées en une année. On y traverse une dizaine de pays pour des expériences aussi originales que gouter la viande de baleine (interdite en france rappelons le), un feu de camp sur la plage, tenir mon neveu dans mes bras, voyager sur le toit d’un train en Inde… Il y a de l’insolite et du commun, des choses que l’on peut faire sans le sou a deux pas de chez soi. Surtout, il y a du partage et une envie de se mêler aux autres, de faire avec eux et d’apprendre a vivre ce petit grain de folie qui nous manque tant et nous voit veillir si rapidement !!

As-tu quelque chose à ajouter?

J’en ai déja trop dit surement 🙂 Mon site internet www.julienlootens.com vous donnera tres certainement une idée plus précise de mon travail avec de nombreux extraits, des photos, des jeux… Voila quelque chose que je n’avais jamais fait avant : créer un site internet 🙂
Merci pour l’interview c’était amusant et intéressant !

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