Entretien: Justin Folger

Justin Folger est un très jeune auteur, musicien et photographe que j’ai rencontré sur le forum Jeunes Ecrivains. Il est l’auteur du recueil Compendium d’écrit et publie régulièrement sur son site.

Comment est née ta passion de l’écriture, tes inspirations et si tu peux un peu nous en dire un peu plus sur ton enfance.


J’ai découvert au lycée ce qu’était réellement la littérature et c’est là qu’elle m’a vraiment paru intéressante puisqu’auparavant je n’avais jamais montré d’intérêt pour tout ce qui touchait à ce domaine.
Bien que sortant d’un baccalauréat Scientifique et Technologique de Laboratoire, ma passion pour la lecture n’a cessé de croître jusqu’à devenir ma passion dominante. C’est donc naturellement que j’ai voulu me réorienter, après ce diplôme, vers une voie me correspondant et m’épanouissant davantage. Je suis actuellement en IUT Information & Communication option Métiers du Livre et du Patrimoine après cependant être passé par une année d’IUT de Génie Chimique & Génie des Procédés au cours de laquelle je n’ai pas su trouver ma place.
A partir du moment où j’ai commencé à lire, je me suis mis à griffonner un peu. Au départ pas grand-chose, des petites phrases, qui ont au fil du temps ont donné lieu à des textes plus conséquents. Aujourd’hui, il m’est inconcevable d’arrêter d’écrire.
Ma passion de l’écriture vient du besoin d’écrire. Lorsqu’on traverse sa période adolescente on se pose des questions, on se cherche, et le moyen que j’avais trouvé pour répondre à ces problèmes était les livres. C’est donc essentiellement pour cette raison que je me suis plongé dans la lecture. N’étant pas de nature à parler beaucoup, je ne ressentais pas le besoin ou je n’arrivais pas à parler de moi de manière orale à mon entourage. Si bien que ce que j’écrivais était une sorte de catharsis, d’extériorisation de mes difficultés de vie à la manière d’une auto-psychanalyse.
Les lectures dans lesquelles je me suis le plus plongé appartiennent à la littérature américaine du XXème siècle. « L’Attrape-cœurs » de J.D. Salinger est le livre qui m’a le plus inspiré ou du moins influencé dans les déambulations du héros Holden Caulfield qui cherche des raisons de vivre. C’est le personnage auquel je me suis le plus identifié. Hormis ce chef-livre, j’aime beaucoup l’œuvre de John Steinbeck qui en fait mon écrivain préféré et dont j’ai plus particulièrement aimé « Des Souris et des hommes » ; « Le Vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway et « Gatsby le Magnifique » de Francis Scott Fitzgerald clôtures la liste de mes livres et auteurs préférés.

Comment s’organise ta vie d’écrivain au quotidien, ton processus d’écriture? Quels sont  les bonus que ça t’apporte ?
Je n’ai pas réellement d’organisation spécifique tournant autour de mes écrits. Tout est question d’inspiration et d’envie d’écrire puisque sans inspiration, on sèche rapidement sur notre feuille et sans l’envie, et n’arrive pas au terme de celle-ci. Cependant c’est surtout lorsque le monde est en sommeil que j’écris beaucoup : le soir, la nuit et/ou tôt le matin puisqu’étant insomniaque, j’ai davantage de temps pour écrire.
J’essaye, dans le meilleur des cas, d’écrire chaque jour, qu’il s’agisse de quelques phrases ou plusieurs pages : récits, poèmes, nouvelles, romans, je m’essaye à beaucoup de genres.
Comme l’a dit Frédéric Beigbeder : « L’écriture est une infirmité qui consiste à écrire sa vie au lieu de la vivre. » aussi je ne pense pas qu’il y ait réellement de bonus à l’écriture. C’est un travail relativement solitaire qui demande du temps et de l’énergie ce que ne comprend pas toujours mon entourage.
Cela dit, ça impressionne toujours lorsque je dis que j’ai publié un livre alors que je n’ai que vingt ans (rires).

Quels sont tes attentes vis à vis de ta vie d’écrivain, ainsi que les bons et les mauvais côtés ?

Une question que j’aime particulièrement poser aux écrivains que je rencontre est de savoir quelle raison les pousse à publier. La raison principale pour laquelle j’ai entrepris de publier mon premier livre est cette recherche, cette envie de laisser quelque chose d’intemporel derrière moi afin de laisser ma trace et une emprunte de mon existence. Mais j’avoue également aspirer à me faire connaître au travers de mes écrits. C’est également souvent ces réponses que les écrivains reconnus (ou non) me donnent.
Ce que je cherche principalement, c’est à m’améliorer perpétuellement dans mon écriture pour donner le meilleur de moi dans mes textes. Le fait d’avoir publié un livre donne l’avantage de se faire voir différemment et il est toujours enrichissant de pouvoir parler avec ses lecteurs et de voir les différents angles de vue qu’ils ont eu sur mes écrits.

As tu des conseils utiles à donner aux écrivains ? En quoi être un jeune écrivain change quelque chose dans ton approche de l’écriture, du monde de l’édition, etc. ?


Le principal sinon le seul conseil que je pourrais donner est de toujours tirer profit des critiques — tant positives que négatives — qu’on peut recevoir. Il ne faut jamais renoncer et ne pas oublier que de nombreux écrivains ont longtemps été refusés mais devenus enfin célèbres : Marcel Proust, Julien Gracq, Stephen King avec trente refus, ou encore Richard Bach essuyant pas moins de cent quarante refus.
Dans quelles circonstances as-tu rencontré les écrivains que tu interviewé  et lesquels étaient-ce ?

J’ai la chance de vivre à Nancy qui, comme chaque année, offre le premier grand salon de la rentrée littéraire, le Livre sur la Place, en septembre. Il y a déjà plusieurs années que j’y vais et consacre tout mon temps à la rencontre des écrivains, des forums, des remises de prix (Prix Interallié, Prix Goncourt de la biographie), etc. avec un planning minutieusement étudié et calculé afin de voir le plus de forums et de monde possible.

C’est donc surtout, concernant les écrivains reconnus, à cette occasion que je peux discuter un peu avec eux, bien que cela reste tout de même des entretiens malheureusement très courts. J’ai ainsi pu rencontrer Amélie Nothomb, Samuel Benchetrit, Frédéric Beigbeder, Viviane Forester, Érik Orsena, Élise Fischer, et Isabelle Alonso, parmi les plus connus.

Mais grâce à My Major Company Books et aux réseaux sociaux tel que FaceBook, j’ai pu rencontrer de jeunes auteurs plus ou moins avancés dans le monde de l’édition et ainsi avoir un contact plus régulier et continu.

La plupart des écrivains n’aiment pas se cacher mais sur ton site on constate le contraire. Volonté de prendre un contre pied ou d’établir une relation plus intime avec les lecteurs ?

Il est vrai que je n’ai pas fait l’objet ni d’interviews ni d’émissions de télévision ou de radio jusque là, mais je n’ai pas le sentiment de me cacher. J’essaye au maximum de me faire connaître par le biais d’internet aux moyens de mon site internet, de mon blog, de FaceBook, ou encore de MMC Books et bien évidemment par le bouche à oreille auprès de mon entourage.

Mais si j’étais invité pour des interviews, à des émissions de télévision ou de radio, j’irais avec un grand plaisir et un grand stress (rires).

En tant qu’auteur auto-édité, tu dois jouer tous les rôles : éditeur, commercial, auteur. Comment arrives-tu à faire ton auto promotion ?

Cette méthode d’édition apporte un grand plus : pouvoir suivre chaque étape de la création d’un livre. Bien sûr, cela demande beaucoup plus de travail et de responsabilité, mais Lulu.com me donne l’opportunité, en tant que libraire en devenir, de pouvoir comprendre les différentes facettes du livre et d’approcher chacun des métiers, d’auteur à commerçant, en passant par la mise en page et l’édition.

Mais il n’est pas évident de faire soi-même la promotion de son livre. La promotion que j’essaie de faire reste dans un cadre relativement restreint : les visiteurs de mon site, les lecteurs de mon blog, mes amis, et quelques égarés qui tombent sur la page de mon livre sur Lulu.com. En ce qui concerne la promotion, je pense que rien n’égale une réelle maison d’édition.

L’amour est une de tes inspirations, comment réagissent tes copines vis à vis de ça ? Sont-elles flattées ?

Je m’inspire beaucoup de ma vie pour écrire même si, comme tout auteur, je laisse une place à l’imagination. L’amour, parmi quelques autres thèmes prédominant dans mon écriture, a une place privilégiée. La vision que je laisse percevoir de l’amour est celle de l’espoir mais aussi et surtout celle de la solitude. Si bien que la description que je fais de l’amour n’est pas toujours très élogieuse, auquel cas je ne pense pas qu’on puisse être flatté, et je n’ai pas l’impression que ça soit le cas, par cette transcription de l’amour.

Quelles sont tes projets, voudrais-tu écrire des romans plus conventionnels, des recueils de poèmes ou continuer sur la lancée de Compendium d’écrits qui regroupent tes textes ?

Même si le livre que j’ai publié jusque là est un recueil de courts textes et poèmes, il faut savoir que ce n’est pas uniquement dans ces genres que j’écris. Je travaille sur plusieurs projets de romans actuellement et c’est ce que j’essaie de privilégier afin de, dans un avenir plus ou moins proche, pouvoir publier un premier vrai roman et lui donner une chance auprès de maisons d’édition. Mais il n’est pas impossible qu’il y ait un jour un nouveau recueil de textes et poésie.
As tu quelque chose à ajouter?

L’écriture n’est pas mon seul moyen d’expression : je fais de la musique depuis bien plus de temps que je n’écris. En plus du piano que je pratique depuis quatorze ans, je fais de la guitare depuis quatre ans. Je compose un peu sur les deux instruments et met en musique certains des poèmes et chansons que j’écris.

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