Une Belle fin

John May est un modeste fonctionnaire qui est chargé de retrouver les proches de disparus vivants seuls et sans famille directe. Alors qu’il se fait renvoyer, il met toute son énergie à terminer sa dernière enquête.



Une Belle fin traite d’un sujet qui semble, de premier abord, grave et pas forcément joyeux. Pourtant, on ressort de la salle de cinéma avec une immense envie de vivre. On entre facilement dans la vie grise et morne de ce fonctionnaire pointilleux qu’est John May. Déjà, grâce à la performance d’Eddie Marsan, ces mimiques, sourires, et regards compatissants, qui nous font croire au personnage. On se l’imagine très bien, le soir, refaire son rituel dînatoire consistant à ouvrir une boîte de thon et à la poser sur du pain grillé. Mais, on y croit aussi, grâce aux paysages et à la mise en scène étonnement rafraichissante comme une bouffée d’air frais.

Les quelques autres acteurs croisés sont aussi très bons, mais tout le film repose sur Eddie Marsan et la réalisation sobre et éclairante d’Uberto Pasolini. On découvre avec étonnement et effroi, parfois, la vie des morgues et des morts du côté des services publics, et ce n’est pas toujours très beau à voir… Pourtant, John May se détache de ce sombre métier, pour émouvoir dans sa recherche méticuleuse des familles, dans son organisation sentimentale des cérémonies, mais aussi dans le carnet de photos qu’il garde de chacune de ses affaires.

Une Belle fin est un voyage initiatique, celui du retour à la vie de ce personnage qui ne vit que pour son métier et ces morts et qui, lors de son renvoi, découvre le monde des vivants. Les images sont belles, la musique aussi, et le film dégage une émotion sensible et douce qui nous touche particulièrement. Une Belle fin est une très belle comédie dramatique, qui mérite réellement d’être vue !

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