Ted 2

Ted, le mignon nounours grossier, toxico et pervers, est de retour dans une suite du nom de Ted 2 (rien que le manque de créativité du titre de ce second volet pourrait laisser prévoir un manque d’originalité du film…).

Dans Ted 2, on retrouve la majorité des acteurs du précédent volet — je ferais donc l’impasse sur ceux-là — puisque le réalisateur Seth MacFarlane (qui fait aussi la voix de Ted dans sa version originale) les a presque tous rappelés.

L’actrice principale Mila Kunis a quitté son rôle de petite amie de John Bennet (Mark Wahlberg), le personnage principal, pour cause de grossesse et c’est donc Amanda Seyfried qui la remplace. Pour être franc, je ne suis fan d’aucunes des deux actrices, mais j’aurais cependant préféré retrouver l’actrice originale. Le doublage français du nounours Ted a changé et cela se voit… C’est maintenant Joey Starr qui s’y colle, pas un mal, mais là encore, j’aurais préféré qu’il n’y ait pas de changement entre le premier volet et le second. Il y a aussi plus de vedettes qui apparaissent en guest que dans le premier épisode, par exemple Liam Neeson dans une apparition paranoïaque hilarante ou encore Dennis Haysbert en docteur spécialiste de la fertilité. Morgan Freeman apparaît lui aussi en avocat, on remarque très vite qu’on a tenté de lui consacrer une place de choix dû à son talent dans le scénario, mais sans réellement y parvenir.

L’écriture du scénario est d’ailleurs un peu paresseuse, minée par trop de références culturelles américaines, par exemple qui connaît Jay Leno en France ou même en dehors des pays anglo-saxons ? Ici, Ted part en croisade contre l’Amérique et contre les tribunaux qui lui refusent le droit d’être considéré autrement que comme un bien, s’en suit alors toute une morale sur la justice et les droits civiques.

On rigole de bon cœur et on laisse même échapper un ou deux fous-rires dans cette épopée aventureuse, mais il y a malheureusement beaucoup de choses prévisibles, un goût de déjà vu qui rend le film Ted 2, moins jouissif que le Ted d’il y a 3 ans. Le film se voudrait toujours aussi irrévérencieux que la première fois qu’on l’a découvert, mais il s’essouffle un peu. Il y a moins de vannes percutantes et moins d’érotisme. La scène la plus mémorable reste, à mon sens, le comic-con.

Ted 2 a définitivement moins de saveurs que le premier, mais reste un bon encas parmi les films au cinéma actuellement, dont une autre comédie plus familiale, Les Minions, et le vraiment très raté Les 4 Fantastiques. Ted 2 est à voir, en attendant la suite des sorties de l’été tel que Mission impossible Rogue Nation, ou encore Hitman agent 47.

Le box-office lui étant positif – même si la note critique globale est en baisse – un 3e volet est en préparation. S’il voit le jour, espérons qu’il redressera un peu la barre pour être, au moins, au niveau du premier.

Ma note 3.5/5.

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