Miss Peregrine et les enfants particuliers

Jacob, jeune adolescent habitant en Floride, perd son grand-père dans des circonstances étranges. Persuadé d’avoir vu une créature le tuer, il convainc ses parents de partir sur les traces de l’enfance de son aïeul dans un orphelinat au Pays de Galles.

Image - Miss Peregrine et les enfants particuliers - Cinéma - Quirky Magazine

Enfin ! Après quelques années d’errances cinématographiques, Tim Burton est de retour avec une création purement burtonienne à la hauteur de ses précédentes œuvres. On a d’ailleurs l’impression que le livre Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs n’a été écrit que pour être adapté par lui. On y retrouve des thèmes chers au réalisateur : l’enfance bien sûr, les monstres et autres créatures fantastiques, mais surtout la notion d’être « particulier », de ne pas se fondre dans le moule de la société. Pour incarner cet être particulier, Tim Burton a choisi Asa Butterfield (vu dans Hugo Cabret) qui joue très bien le garçon à la marge, doucement bercé par les évènements, mais qui se révèle plus fort qu’il n’y parait.

Cependant, le film ne serait rien sans Eva Green, jouant à la perfection Miss Peregrine, protectrice des enfants aussi généreuse que dangereuse, elle trouve ici encore un rôle à la hauteur de son talent, complexe et plein de ressources. Bien que son personnage soit finalement assez secondaire, elle marque tellement la pellicule que les autres enfants font un peu pâle figure à côté. Une petite mention spéciale à Ella Purnell qui joue avec une douceur marquante.

Miss Peregrine et les enfants particuliers est un conte pour enfants complet : il y a des monstres terrifiants, des grands méchants qui nous font peur en plus de nous faire rire (Samuel L. Jackson y arrive tellement bien !), un monde à sauver, et bien sûr, un véritable apprentissage à mener. Et ça ne serait pas un film de Tim Burton sans quelques personnages secondaires attachants (le père de Jacob) et sans une véritable poésie dans la mise en scène. Les effets spéciaux sont spectaculaires, notamment la remise à flot d’un vieux navire, mais plus que d’être impressionnants, c’est tout l’esthétisme du film qui est admirable. Le soin porté aux décors (la maison brisée qui reprend vie), les costumes des personnages, l’ambiance toujours à la lisière du « dark », Miss Peregrine est visuellement très beau.

Pour conclure, Miss Peregrine et les enfants particuliers est un joli conte plein de poésie, qui permet à Tim Burton de retrouver son talent tout en menant sur le devant de la scène sa nouvelle muse, Eva Green.

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