Masters of sex

William Masters, gynécologue de renom, décide de se lancer dans une nouvelle recherche basée sur les comportements sexuels. Aidé par sa nouvelle assistante Virginia Johnson, il tente de faire comprendre au directeur de son hôpital, l’importance de la chose.

Masters of sex - Affiche

C’est d’abord l’actrice Lizzy Caplan qui m’a donné envie de regarder cette série, je l’avais vu dans Bachelorette où je n’avais pas réellement eu le temps d’apprécier son jeu d’actrice malgré le fait qu’elle me semblait jouer plutôt bien. Il y a aussi le jeu de mot sur le terme « Masters » qui est en fait le nom de famille du personnage principal, et plein d’autres petites choses (le visionnage du film Oh my god ! que je conseille) qui ont fait que je me suis mise à regarder Masters of sex.

L’histoire se déroule dans les années 50 et sent bon, au départ, le rose, l’aristocratie, l’Amérique bien pensante. Ça ne dure pas longtemps heureusement, puisque le sujet de la série n’est pas cette Amérique. On suit William Masters (joué par Michael Sheen) en train « d’étudier » le cas d’une prostituée et de son client. Il note, compte, chronomètre pendant que la femme de joie a l’air de s’ennuyer comme un rat mort. Une fois son client parti, le grand William Masters sort du placard où il jouait les voyeurs pour décortiquer avec son « assistante » ce qu’il vient de se produire, il lui explique ainsi son grand projet, l’idée de sa nouvelle recherche : comprendre ce qu’il se passe lorsque les Hommes ont un rapport sexuel. Malheureusement le directeur de son hôpital, joué par Beau Bridges, lui déconseille fortement et le traite même de pervers. Ni une ni deux, William engage une secrétaire qui devient son assistante (Lizzy Caplan) et l’aide à mener à bien sa recherche en secret.

Ce qui m’a plu dans cette série légèrement décalée, c’est déjà l’époque, bienvenue à la naissance du féminisme, des études sur les comportements, des discordances entre les relations hommes-femmes. C’est un choc aussi lorsque l’on se rend compte que seulement 60 ans plus tôt, on ne connaissait rien sur son propre corps et le décalage entre la vision scientifique du sexe et l’intimité qu’il s’en dégage est assez déroutant. Les personnages sont attachants et agaçants à la foi, déjà William Masters qui tente de comprendre le besoin sexuel des femmes mais qui ne s’intéresse aucunement au ressenti de sa femme Libby (jouée par Caitlin Fitzgerald). Et Virginia Johnson, son assistante donc, qui désire qu’on la reconnaisse pour son travail mais qui subit les caprices de William. Les relations entre les personnages sont réalistes et intéressantes et on est pressés de connaître la suite.

Je conseille cette série, je n’ai vu que le premier épisode (le pilote qui dure une bonne soixante de minutes) mais cela m’a convaincue. Certaines longueurs se ressentent mais sans trop gêner l’histoire qui est beaucoup plus complexe que ce à quoi l’on s’attend.

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