L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

T.S. Spivet, jeune garçon surdoué, envoie le dessin de sa machine à mouvement perpétuel qu’il a inventée au prestigieux Musée Smithsonian de Washington. Il reçoit ainsi le prix Baird, et sans rien dire à sa famille, part à Washington en train.

L'extravagant voyage du Jeune et Prodigieux T.S. Spivet - Affiche

J’aime beaucoup le réalisateur Jean-Pierre Jeunet, que ce soit Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles, etc., sa façon de filmer, son enchaînement de péripéties, m’a toujours beaucoup plu. C’est donc avec joie que je suis allée voir son dernier film au titre interminable : L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet. Naïvement je n’avais pas vraiment fait attention aux acteurs du film et à leurs nationalités. Qu’elle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai entendu la voix du jeune Spivet ! Je suis allée voir le film en français alors que les acteurs sont en fait américains et le doublage est très mal fait, surtout pour le petit garçon.

Le film raconte la vie du « jeune et prodigieux » T.S Spivet et de sa famille, ses parents, son frère jumeau et sa grande sœur. Comme toujours chez Jeunet, la voix off est très présente et nous fait partager les pensées du petit garçon, sa vision des choses, et sa vérité enfantine très touchante. Lorsqu’il apprend qu’il va recevoir le prix Baird, le seul problème n’est pas qu’il soit un enfant mais qu’il ne puisse pas se rendre à Washington. Il embarque donc dans un train clandestinement et parcours tous les États-Unis pour se rendre au Musée Smithsonian.

Les paysages filmés par Jean-Pierre Jeunet sont magnifiques et même si l’on perd un peu de souffle au milieu du film, on passe un agréable moment, très émouvant. La première partie du film reste quand même la meilleure, celle où T.S. nous présente son univers, ses rêves, sa vision du monde. Une remarque, les dessins et schémas dessinés/écrits à l’écran ne sont pas traduits, tout comme le doublage mal fait, c’est assez dommage. Les acteurs sont assez bien choisis, le père (Callum Keith Rennie) est à la fois terrifiant et attachant, la mère (Helena Bonham Carter) aussi étrange que d’habitude et même les enfants (Kyle Catlett, Niamh Wilson et Jakob Davies) jouent parfaitement bien.

L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est donc un film émouvant, tendre, à voir en famille et en anglais. Il n’est pas le meilleur film de Jean-Pierre Jeunet, il manque quelque peu d’étrangeté pour ça, peut-être dû au roman original. Néanmoins il aborde certains thèmes profonds comme la perte d’un membre de sa famille, la culpabilité, et surtout l’enfance d’une manière très agréable.

5 thoughts on “L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

  1. Pas fan de Mr Jeunet j’hésite toujours à aller le voir…
    Certes tu sembles en être une grande fan Mais en dehors de cela ton article me fait pencher en faveur.
    Merci donc pour cette belle critique. Si je vais le voir je viendrais dire si je suis d’accord ^^
    Que la vie vous berce.
    Emmanuel Buriez

  2. Je n’ai pas apprécié le fabuleux destin d’Amélie Poulain -excepté les 3 premières minutes- qui fut pourtant un succès incroyable, je n’ai pas plus apprécié Bic Mac à Tire l’Arigot qui fut plutôt boudé par la critique et les spectateurs ; quant à un long dimanche de fiançailles j’ai plutôt apprécié mais certaines fantaisies me laissait dubitatifs.

    C’est la première fois que je vais voir un film de Mr Jean Pierre Jeunet au cinéma, Amélie poulain l’ayant vu à l’époque en dvd loué dans dvdthèque, un long dimanche de fiançailles dans un avion lors d’un vol et bic mac à tire l’Arigot à la télévision à présent, et donc pour cette grande première…

    Mon seul souhait et à présent que tous ses films à venir soient aussi réussit que celui-ci.

    Le dernier film sortir au cinéma du réalisateur est d’une grande poésie.

    Il faut une demi-heure avant que le petit héros ne se décide à partir en voyage et pourtant le temps de rodage auparavant n’est nullement ennuyeux comme cela peut être souvent le cas dans beaucoup de film, dont j’estime que c’est le cas pour par exemple le voyage de Pi, une comparaison qui n’est pas anodine car la 3D y est présente et tellement bien réussie… Un frenchie qui fait aussi bien et voire même mieux que les américains.

    Les aventures que vit TS ne sont pas multiples, le film aurait put être plus long pour en inclure d’avantage, probablement est-ce pour respecter l’oeuvre littéraire originale (car ce film tout comme un long dimanche de fiançailles est l’adaptation d’un livre) mais sans regret aucun puisque les aventures sont suffisamment fortes.

    Il y a des réalités scientifiques, confrontées à des histoires totalement farfelues ; de l’humour perpétuel tout comme la machine inventée par TS Spivet opposé à du drame, sans que jamais pourtant l’espoir ne s’éteigne, des moments de calmes juste avant les moments d’activités. D’activité car il n’y a pas vraiment d’action à proprement parler, ce n’est pas un film d’action que l’on vient voir, mais un épopée initiatique, une aventure fantasmagorique, magnificié par ses paysages filmée avec grande beauté.

    Le réalisateur Jean-Pierre Jeunet semble ici mettre tout ce qu’il sait faire, y mettre tout son cœur, toute sa passion, toute sa volonté, toutes ses connaissances, toute sa concentration à la vue du soin apporté au décors, aux détails, aux dialogues, à l’image, aux choix des acteurs, à la musique.

    Tous les sujets importants sont traités de multiples façons ont retrouve ainsi des axes de pensée autour des armes, l’adolescence, la mort, la famille, la société et le dictate de la beauté. Jean-Pierre Jeunet comprend parfaitement la vie, les thèmes et les problématiques de la vie américaine.

    Les acteurs enrichissent considérablement le scénario, par exemple chaque personne que rencontre le jeune TS Spivet semblent effrayants, pour être en réalité doux comme des brebis. Un choix volontaire selon moi lorsque l’on prend l’acteur Julian Riching comme chauffeur de camion, puisque cet acteur est surtout habitué aux rôles effrayants, par exemple le chevalier de la Mort dans Supernatural.

    Kyle Catlet qui interprète le jeune et vraiment prodigieux TS Spivet était un inconnu, après une telle performance il ne le sera plus jamais, inconnu.

    Helena Bonham Carter habituée à jouer des folles furieuses (comme par exemple dans Harry Potter ou Alice au Pays des Merveilles) est ici tout aussi convaincante en mère de famille écolo.
    Niamh Wilson est tape nerf à souhait en grande sœur de Spivet, objectif atteint par celle qui fut également actrice dans saw.

    Tous les acteurs sont au même niveau c’est à dire au plus haut.
    Il y a des points communs avec d’autres de ses films, comme le titre interminable, un budget conséquent de 24 millions d’euros mais qui ne fait ici pas ostentatoire à l’image et encore bien d’autres.

    Le meilleur film de Jean-Pierre Jeunet et son premier réalisé en 3D.

    Il y aurait tellement plus encore à dire sur ce film… Mais j’arrête d’en parler, regarder le film vaut mieux que n’importe quel long discours ou critique.
    A voir et sans hésitation aucune, seul, en famille il correspond à tous les publics.

    Ma note 4/5
    Que la vie vous berce.

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