Le Prince de Bel Air

Avant que Will Smith ne devienne une super star du cinéma, il était Will, ce type un peu paumé forcé de venir habiter chez sa riche famille éloignée à Bel Air. J’ai suivi toutes les rediffusions de cette série sur France 2 est force est de constater que 23 ans après sa première diffusion aux Etats-Unis, elle est toujours aussi actuelle (bon, peut être pas au niveau des fringues, je n’arrive pas à croire qu’on portait des trucs comme ça dans les années 90 !)

J’ai un peu grandi avec ces personnages, avec les thèmes abordés : la transformation de cette famille un peu coincée au contact de Will, et particulièrement Carlton, tellement maladroit, agaçant et attendrissant dans ses efforts pour devenir plus cool. Qui n’a jamais fait des efforts totalement idiots et invraisemblables pour devenir populaire? Je mentirais si je disais que d’une certaine manière je ne me sens pas proche de Carlton, à qui Will reproche d’être trop bourgeois, pas assez noir – jusque dans sa manière ridicule de danser – mais qui est toujours trop noir pour ses amis blancs. Et puis Oncle Phil qui a toujours l’air trop autoritaire et rigide mais qui veut inculquer à Will des valeurs qui lui permettront d’avoir une stabilité, de devenir une personne capable de surmonter les difficultés auxquelles elle doit faire face. Et malgré le ton comique de la série, les problèmes de Will sont bel et bien graves. Sa mère est contrainte de l’envoyer à l’autre bout du pays et son père est une figure inexistante dans sa vie, ce à quoi essaye de pallier Oncle Phil. Je suis toujours impressionnée de voir à quel point je pleure facilement chaque fois que je regarde l’épisode 24 de la saison 4 où Will essaye de se réconcilier avec son père, juste pour qu’il l’abandonne de nouveau. C’est un épisode qui montre que malgré le côté comique de la série, elle aborde de nombreux thèmes sérieux auxquels les spectateurs peuvent s’identifier.

Chaque fois que je regarde Le Prince de Bel-Air, je suis entourée d’une vague de nostalgie. Je me rappelle une époque que j’ai connue sans vraiment la vivre, où il était possible d’avoir une série de qualité dépeignant la réalité d’une famille afro-américaine avec ses facettes. C’est un temps qui, malheureusement, semble aujourd’hui révolu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.