Le Choeur des femmes

Par Célia

Le Chœur des femmes est un livre de Martin Winckler, un médecin converti à la cause des femmes. Il a écrit beaucoup de livres, des essais, des romans : Les Trois médecins, une critique de l’enseignement de la médecine en France, La maladie de Sachs, un roman sur un médecin de campagne. Il tient même un site internet où l’on peut poser toutes les questions que l’on veut sur les maladies, la sexualité et beaucoup d’autres choses. Bref un militant pour que la médecine soit expliquée à tous et que les médecins arrêtent de se prendre pour Dieu. D’ailleurs il ne parle pas de médecins, mais de soignants.

Mais c’est du Chœur des femmes que j’ai choisi de parler. Ce roman parle de gynécologie, du moins c’est ce que je croyais quand ma mère m’a limite obligé à le lire. Il raconte l’histoire de Jean Atwood, future chirurgienne gynécologique obligée de faire son dernier stage chez le docteur Franz Karma, gynécologue, écouteur de récits de bonnes femmes. Elle, ce qu’elle veut c’est découper, raccommoder, trancher, inciser, réparer, tout le contraire de l’écoute attentive qu’entretient Karma avec ces patientes. Une sacrée perte de temps pour la jeune femme, du moins au début.

Chaque chapitre change de narrateur, on est du côté de Jean, de Karma mais aussi de leurs patientes, ce qui forme à la fin un vrai chœur de femmes. Racontant leurs souffrance, le machisme du quotidien et l’on ne peut s’empêcher de se reconnaître dans tous ces récits, que l’on soit femme ou homme.

J’ai appris énormément de choses (et énormément est un euphémisme !). Ce récit m’a transporté. Dans un pays sensé être moderne comme la France, on se rend compte que les pratiques médicales sont bien loin d’être faites pour le confort du patient. Je trouve aussi que « les cours d’éducation sexuelles » faits au lycée ou au collège sont loin de vraiment nous informer sur les différentes contraceptions existantes (qui y a déja entendu parler d’implants ?).

C’est un bouquin à mettre entre toutes les mains, le genre de roman qui nous donne envie de faire bouger les choses, d’aller prendre une épée et de décapiter quelques têtes !

La dernière partie parle aussi des enfants naissant sans sexe prédéfinis, j’ai été horrifié de voir que des pratiques encore mutilatrices existaient en France. Nous sommes en 2011, que diable !

Le style d’écriture est prenant, simple à lire ce qui nous permet de d’apprendre beaucoup de choses sur la médecine et qui nous empêche de fermer le livre avant la fin.

Un roman qui choque, qui attriste; il faut s’attendre à sortir des mouchoirs, mais ô combien, près du réel. Bref on s’endort moins con.

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