La Renaissance et le Rêve

Le musée du Luxembourg à Paris vous propose une escapade dans l’univers du rêve à l’époque de la Renaissance (XVe et XVIe siècles) : l’exposition La Renaissance et le Rêve. Près de 80 œuvres très intéressantes provenant de musées du monde entier ont été assemblées pour offrir au visiteur une promenade thématique sur le sujet du songe.

Bien que le froid et la pluie ne m’incitaient pas à sortir en ce mois de novembre, une virée au musée du Luxembourg m’a fait du bien. D’ailleurs, j’avais réservé mon billet en ligne sur le site du musée, ce qui m’a permis de doubler toute une queue de personnes attendant sous la pluie ! Qu’il est agréable de se sentir privilégié ! Allez… une petite pensée pour eux quand même.

L’exposition est organisée de la manière suivante : on commence par le thème de la nuit, avec plusieurs représentations allégoriques ; puis vient le thème de l’endormissement, puis le rêve, le cauchemar, et enfin l’aurore qui permet le réveil. Ce sont les thèmes du rêve et du cauchemar qui regroupent le plus de toiles. Ce qui m’a tout de suite intéressé, c’est le sens qui était associé au terme « rêve » à la Renaissance, comme un détachement de l’âme des contraintes du corps. Cette évasion rend possible une conversation entre l’âme et les puissances de l’Au-delà, dieux ou démons. Elle révèle un monde nouveau, qu’il soit divin, infernal, issu du quotidien, ou voire même chargé d’érotisme.

L’exposition pose également la question de la difficulté pour les artistes de correctement représenter ce qui est rêvé, imaginé, sachant que le rêveur n’est pas conscient à ce moment-là. Comment représenter ce qu’on ne peut pas saisir ? Défi qui se complique quand on apprend que les peintres de l’époque ne peignaient même pas leurs propres rêves, mais ceux des autres, ou ceux qu’ils seraient susceptibles de faire.

J’ai bien aimé cette expo, je l’ai trouvé intéressante et bien organisée. J’ai apprécié avoir des explications près de chaque toile exposée, ce qui m’a permis de comprendre les œuvres et les situer dans chaque thématique du parcours. Trop souvent dans les expositions, uniquement le titre de la toile et le nom de l’auteur accompagnent les œuvres ; ça m’a fait plaisir que ce soit différent pour La Renaissance et le Rêve.

Quatre toiles: 

Le rêve (anonyme, d’après Michel-Ange), milieu du XVIe siècle.

Le rêve (anonyme allemand)

La vision de Sainte Hélène, de Véronèse, vers 1570

La vision de Sainte Hélène

Visions de l’Au-delà (Le Paradis terrestre, La Montée des bienheureux vers l’empyrée, La Chute des damnés, L’Enfer), de Hieronymus Bosch, 1505-1510

Visions de l'Au-delà

Memento Mori (anonyme), vers 1580

Memento Mori

Infos complémentaires :
– Dates : du 9 octobre 2013 au 26 janvier 2014
– Horaires : Tous les jours de 10h à 19h30 | Nocturne lundi et vendredi jusqu’à 22h | Fermeture le 25 décembre
– Lieu : Musée du Luxembourg | RER B Luxembourg
– Prix : Gratuit pour les moins de 16 ans, 9€ pour les autres

Jérôme Laizin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.