La célébrité tue

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Voir les gens qui vous traitaient comme de la merde s’agenouiller à votre passage. Avoir des tas de fringues, des voitures, vivre dans les lieux les plus inimaginables. Rencontrer les plus grandes stars.  Savoir que vous êtes aimé de millions de personnes. Ne plus faire un pas dans la rue sans que l’un d’eux vous demande des autographes. Être poursuivi par les paparazzis. Être reconnu partout, ne plus avoir à faire la queue nulle part, entrer dans les soirées les plus huppées.  Aller dans tous ces lieux que vous regardiez la langue pendante des mois auparavant, et voir les gens prêts à se plier en quatre devant vos moindres désirs. Pouvoir avoir enfin tout ce dont vous rêviez.

Etre célèbre est vraiment une chose incroyable. C’est un peu comme une drogue, une fois que vous y avez gouté, vous en voulez toujours plus, il faut qu’il y ait encore plus de gens qui vous aiment et vous reconnaissent. Il n’y a qu’à voir les gens qui racontent leur vie sur Facebook et uploadent 50 vidéos à la minutes pour que les gens commentent et parlent d’eux.

Enfin, comme l’ont montré Amy Whinehouse et FX cet été, l’ultime moyen d’accéder à la célébrité éternelle, c’est de mourir brutalement. Alors les gens ne peuvent plus vous oublier. Tout vos pêchés sont pardonnés, et votre mort devient le sujet de conversation du moment, la meilleure recherche google de la journée. Comme on dit, il n’y a pas de mauvaise publicité.

En tant que jeunes artistes, nous sommes d’autant plus touchés par la célébrité qu’elle est, bien trop souvent, le point culminant de notre carrière. Après elle, il y a la chute (ou alors le maintient de sa côte de popularité qui exige un travail constant). Quand on débute, et qu’en plus de notre passion on exerce une profession artistique pour la reconnaissance qu’elle apporte éventuellement, difficile de regarder les autres qui réussissent d’un bon œil.  Difficile de supporter d’être traité comme des vers de terres quand des arrivistes arrivent à leur faim. Heureusement, comme je l’ai déja mentionné, la plupart d’entre nous ne deviendront pas célèbres (surtout ceux qui envisage de se lancer dans une carrière littéraire). Et ce n’est pas plus mal.

Personnellement, j’adorerais me faire prendre en photo par des paparazzis et faire la une de Grazia, Closer ou Just Jared dans des fringues somptueuses. Mais le bat blesse quand votre quart d’heure de gloire cesse. Cela peut durer 6 mois, 2 ans, 1 semaine même mais les médias, le public trouvera un jour ou l’autre quelqu’un de plus scandaleux, talentueux, jeune, une nouvelle bête de foire en somme. Et tout ceux qui vous mangeaient dans la main s’en iront la ou le soleil brille. Il ne vous reste que vous même et avec de la chance, deux ou trois personnes qui ne trainaient pas avec vous par interêt (ou alors modérément). Que vous reste-t-il ensuite? La possibilité de participer à une émission de télé réalité regrouppant d’autres has beens, vendre des histoires odieuses aux journaux, ou vous retirer à la ferme avec vos vaches et vendre du fromage.

La célébrité tue, mais comme tous les drogues il est bien trop difficile de lui résister.

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