Equalizer

« Mais qui es-tu ? ». Jamais Robert McCall ne répondra à cette question posée plusieurs fois au long du film. On apprendra juste qu’il a travaillé pour la CIA, qu’il a perdu sa femme, et… qu’il est très fort.

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Adapté d’une série télévisée américaine des années 80 qui fut un véritable phénomène aux États-Unis mais peu connue en France, Equalizer permet aux américains de faire ce qu’ils aiment tant : comparer. Ainsi, si le personnage de la série télévisée n’est pas noir, ce choix d’acteur a été très bien accueilli. Comme à son habitude Denzel Washington est venu faire la promotion du film en France, dans plusieurs médias. L’acteur retrouve ici son partenaire réalisateur Antoine Fuqua (Le roi Arthur, La chute de la maison blanche) avec lequel il avait travaillé sur Training Day en 2001. S’il vieillit, à 59 ans, Denzel est toujours aussi fringant et efficace, à l’image d’un Liam Neeson, avec quelques kilos en plus.

L’histoire se déroule dans un contexte de réseau de prostitutions, ce qui en fait un thriller noir, stressant, mais peu pesant car avec pas mal d’humour porté par le personnage principal. Robert McCall, personnage solitaire, est renforcé par une tendance maniaque, bonne idée amenée par Denzel Washington pour son rôle. Chloë Grace Moretz (Kick Ass) — qui a 16 ans au moment du tournage — joue ici une prostituée déclenchant la compassion de Robert McCall et l’histoire par la même occasion. Le méchant, incarné par Marton Csokas (xXx, Amazing Spiderman 2, Sin City 2…), est terrifiant tant il en est convaincant. L’ensemble des acteurs nous plongent avec talent dans un scénario bien ficelé, mais souffrant malgré tout de quelques coupes manifestes. Il faut d’ailleurs s’attendre à ce que les personnages antagonistes comme protagonistes meurent, notamment les méchants dont le décès est souvent violent et d’une originale créativité en la matière…

Equalizer est un film lent : l’action met du temps à arriver et les bases se posent tout doucement. Certaines longueurs auraient pu être supprimées, mais elles ne sont pas pour autant de trop, les deux heures de film passent tranquillement et plaisamment. S’il y a bien des clichés (explosion, fusillade) que l’on retrouve dans certains films américains, certains sont soigneusement évités. Antoine Fuqua réalise ainsi, un film original, comme à son habitude, à l’opposé des films plus classiques de ces derniers temps tel que Shooter tireur d’élite.

Ma note 4/5. À recommander pour un public averti, le film est interdit au moins de 12 ans. Pour moi, un des rares films intéressants de cette période bien morne. Equalizer a été premier au box-office permettant ainsi au budget de 55 millions de dollars d’être remboursé en une semaine. Une suite a été  confirmée avant la sortie du film, reste à savoir si Denzel Washington et Antoine Fuqua seront de l’aventure.

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