Entretien avec Damien Lecamp

Entretien avec Damien Lecamp

Il a la plume et les mots, le charme et le charisme…aujourd’hui j’interviewe un artiste de talent “Damien Lecamp” !

Christelle Da Silva : Comment êtes-vous devenu humoriste ?

Damien Lecamp : J’ai fait des études et j’ai travaillé dans le milieu de l’entreprise. Je ne m’y sentais pas épanoui et j’ai commencé à écrire sur cet univers, à décrire les comportements, l’atmosphère d’un open space. Et puis, je me suis dit qu’il serait intéressant de partager cela. Je me suis demandé quel était le moyen le plus direct pour partager ce que j’avais à dire. Aller sur scène ! J’ai ainsi créé le sketch du “Stagiaire”. J’ai commencé à le jouer sur des scènes ouvertes, ça a bien marché et j’y ai pris goût petit à petit.

C.D.S : Est-ce facile dans le milieu de se faire des contacts ?

D.L :A mon avis, il ne sert à rien de harceler les gens au téléphone. Bon il y a toujours des exceptions, mais courir après les professionnels, vouloir absolument taper à toutes les portes, ne mène pas à grand chose. Il faut se montrer sur scène, jouer là où il faut. Si les professionnels apprécient ce que tu fais, ils penseront à toi. Il faut juste travailler, être bon sur scène, c’est déjà beaucoup. Avoir son style et les gens penseront à toi. Mais ça peut prendre du temps.

C.D.S : Quelles ont étés les difficultés rencontrées ?

D.L : Tu doutes beaucoup car ce sont des métiers instables, tu ne sais pas forcément où tu seras dans 1an. Ce sont des remises en cause permanentes. Tu peux passer d’un état d’euphorie à un état de doute terrible. Les difficultés sont principalement là en fait ! Parfois tu peux avoir envie de tout plaquer et puis y croire à mort le lendemain matin. Tout n’arrive pas instantanément et tout peut s’arrêter tellement vite. Il faut apprendre à vivre avec ça.

C.D.S : Vous avez écrit des chroniques à la radio/télé. Que préférez-vous ?

D.L : L’exercice de l’écriture c’est quelque chose que j’aime, mais c’est encore différent, c’est un truc en plus de la scène.

C.D.S : Si vous aviez des conseils à donner aux futurs humoristes, lesquels seraient-ils ?

D.L : Je ne suis pas un “vieux de la vieille”… Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faut essayer de trouver un style différent, parce que aujourd’hui des humoristes, il y en a 10 millions… Bosser, bosser et jouer, “bouffer de la scène” ! Parce que parfois tu vois des mecs à la télé et je sais qu’il y en a plein qui commencent et se disent: “C’est facile ! Je peux le faire !” Mais le mec qui est à la télé, en général, il a des années de scène derrière lui, il a joué des centaines de fois. Il ne faut pas partir dans l’optique « c’est facile », ni « je veux être connu ». Il faut avoir de l’ambition bien sûr, rêver aussi, mais vouloir la célébrité à tout prix n’est pas une raison suffisante pour faire de la scène, il faut vraiment aimer ça.

C.D.S : Vous vous voyez comment dans 10 ans ?

D.L : C’est difficile de se projeter dans ces métiers là… J’espère toujours être dans le métier, c’est déjà une chance de vivre de sa passion, que ce soit sur scène ou dans l’écriture. Dans 10 ans, je vois une grande salle, un spectacle et des projets qui cartonnent. Et je veux toujours continuer à m’amuser là dedans en tout cas.

C.D.S : Jouer au Cinéma pourrait vous intéresser ?

D.L : Oui, qu’ils m’appellent ! (sourire) Je suis là, je suis dispo.

C.D.S : Je vous laisse le mot de fin.

D.L : Débranche la caméra, ça va être un peu chaud le mot de fin ! (rires…de ma part) . Venez voir mon spectacle, tous les jeudis à 20h15 et les samedis 19h au café-théâtre ” Le Bout” . Vous pouvez m’écouter quand je passe à la radio de temps en temps, les infos sur internet… Non, venez voir mon spectacle c’est plus important ! (sourire)