Entretien avec Julien POUGET

La « ZOMBIE WALK » sort de son trou…c’est avec délice que j’interviewe le mort-vivant Julien POUGET…

C.D.S : L’invasion est née aux Etats-Unis, pourquoi avez-vous décidé de les « suivre » ?

Julien Pouget : Lorsque nous avons lancé la première marche zombie française, nous avons moins suivi l’exemple américain que Bruxellois qui avait lancé la première édition francophone du genre. Nous n’avions pas l’idée ni l’envie en 2008 de faire ce type d’animation mais plutôt de lancer un festival de cinéma autour du genre fantastique… et du Zombie. C’est au détour d’une conversation lors de la promotion de l’événement que nous avons entendu parler de ce concept. Après une phase d’hésitation, nous avons trouvé qu’il s’agissait d’une animation du tonnerre pour accompagner les projections et nous nous sommes lancés dans l’aventure. Au fil des années, la marche zombie a pris le pas sur les projections pour devenir aujourd’hui un événement autonome.

C.D.S : C’est politique ou non ?

J.P : Non. Même si l’aspect est le même, nous ne politisons pas nos marches. Et pour une très simple raison : nous refusons de prendre en otage un public venu dans sa large majorité profiter d’un événement festif. La récupération politique d’une foule serait desservir l’événement et certainement le tuer. Mais sait-on jamais, annoncé comme tel dès le début, pourquoi ne pas proposer aux zombies de manifester contre l’austérité. (rires)

C.D.S : Comment organise t-on une « Marche de Zombies » ?

J.P : Cela dépend du nombre bien entendu. Ce n’est pas du tout la même chose entre 150 et 1200 participants Tout commence par trouver une bonne date et un lieu propice à la déambulation. On choisit généralement une rue piétonne afin de minimiser l’impact sur la circulation et la traversée des rues qui peuvent être un frein. On s’attaque à la préparation quelques mois à l’avance et l’on tente de réunir bénévoles et matériel pour le jour « J ». C’est beaucoup de temps pour une après-midi de festivités mais ça en vaut la peine.

C.D.S : Les financements ont étés difficiles à trouver ?

J.P : AOA Production, l’association qui porte la marche zombie lyonnaise, organise de nombreux événements tout au long de l’année, et cela depuis huit ans. Nous avons donc pu mettre en place une logistique événementielle qui tient la route. Nous n’avons pas de problèmes pour trouver des financements puisque nous n’en cherchons pas, ou parfois à titre privé, et tout se réalise à partir de prêt, d’échange de bons procédés et de nombreux bons plans que nous connaissons. C’est donc presque tout fait main (décoration, installation..) et nos maquilleurs sont bénévoles. On cultive donc notre indépendance et notre manière de fonctionner qui nous permet de gagner en efficacité d’année en année.

C.D.S : Y a t-il des conditions pour participer au « ZOMBIE WALK » ?

J.P : Aucune condition précises, c’est ouvert à tous et à toutes. Qu’importe l’âge et la provenance, le zombie est quelqu’un d’assez ouvert par nature, tant qu’il peut manger du vivant… On tente quand même à veiller à ce que les enfants soient bien accompagnés. Bref, je l’ai toujours dit, les participants de la marche zombie ne peuvent être mis dans une case, elle garde son aspect populaire dans le pur sens du terme.

C.D.S : Quels sont vos futurs projets ?
J.P : Nous enchaînons beaucoup d’événements avec l’association chaque saison, environ une vingtaine tournés autour de la culture de l’imaginaire et d’un esprit généralement décalé. La « Geek Week », une semaine complète dans toute la ville autour de la culture geek, se prépare pour la semaine du 28 avril au 4 mai. Sinon, nous sommes aussi en pleine construction de la seconde édition de notre festival de « Science-fiction », « Les Intergalactiques », pour la fin octobre prochain. Sans oublier nos partenariats événementiels comme les « Épouvantables Vendredis » à l’Institut Lumière.

C.D.S : Je vous laisse le mot de fin.

J.P : Notre grosse inquiétude vient de ne pas nous lasser de la formule marche zombie. Nous avons donc dans l’idée de revoir le concept pour présenter quelque chose de nouveau en octobre 2013. Mais on vous en dira plus bientôt…

En extras :

LES INTERGALACTIQUES Festival de Science-Fiction de Lyon 2ème édition – du 25 au 31 octobre 2013

AOA Production à Lyon, des soirées décalées 9 rue Galland. 69007 LYON www.aoa-prod.com
La Lettre à Jal Actualités culturel, cinéma et court métrage www.justaletter.com
ARFIS, école de cinéma – communication & web 13 rue Émile Decorp, 69100 Villeurbanne www.arfis.com

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