Entretien avec Dani del COMTE & Eva BARON

THE TRAN THE TRAN THE TRAN TRAN  TRAN TRAN TRANS TRANSITION THE TRANSITION DDDDD DJ’S !!! Dani del COMTE & Eva BARON dans QQQuuiiiQQQuuiiiQQQuuiii Quirky Magazine !!!

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Christelle Da Silva : Pour ceux  et celles qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter ?

Dani del Comte : On est les “TRANSITION DJ’S”, on a choisi un nom en anglais parcequ’on a une vocation internationale. Ca part d’un esprit de fusion et donc l’idée c’était de trouver un nom qui fasse l’un et l’autre, qui puisse avoir une idée entre le bien et le mal, le blanc ou le noir etc. Avoir cette idée de transition. C’est elle qui a trouvé le nom. (sourire)

Eva Baron : Oui, c’est moi qui l’ai trouvé et il il a bien défini “THE TRANSITION DJ’S” (sourire)

C.D.S : D’où vient le nom ?

D.D.C : Ca collé vraiment à nous deux, notre état d’esprit…et au final on s’est arrêté sur “THE TRANSITION”.

E.B : Comme ça, c’était sur un coup de tête ! C’était la première fois que je devais mixer, parceque Mister m’avait bookée dans un bar pour mixer avec lui, sans me consulter avant (sourire) mais ça était une bonne initiative. C’était pour me tester car il sentait que j’avais les capacités pour mixer avec lui, il s’est dit “C’est une bonne fusion, moi j’suis DJ, je suis un électron libre, elle aussi et puis on va fusionner et comme on sort dans les mêmes soirées, je vais lui proposer.” Et puis un jour, ben j’étais entrain de m’entrainer à mixer et puis j’arrivais pas à faire une transition et puis j’me suis dit “THE TRANSITION DJ’S” j’lai appelé et je lui ai dit “Dani, qu’est-ce que t’en penses ?” et il a validé !

C.D.S : Un homme et une femme en duo, ce n’est pas commun dans ce milieu, pourquoi ce choix ?

D.D.C : C’est vrai qu’il y a autant un côté stratégique que affectif. Elle voulait mixer etc. j’l’ai vu mixer et tout et j’lui ai dit pourquoi pas faire un truc ensemble etc. puis ensuite derrière j’me suis dit “Tiens ! C’est vrai que un homme une femme c’est pas courant, pourquoi pas essayer d’aller un peu plus loin dans cette idée là et elle m’a dit “Ouais, carrément, pourquoi pas ?!” et puis voilà quoi ! donc elle était avec moi quoi ! (sourire)

E.B : C’est une façon à nous d’explorer notre part masculine et notre part féminine. Et comme dans ce milieu il y a beaucoup d’hommes j’essaye de la faire ressortir par le biais de la musique. Aussi, c’était pour cette raison.

D.D.C : Et derrière moi je m’en porte bien, parceque, toute façon, justement, j’voulais un p’tit peu démasculiniser ce monde là, donc justement ce p’tit côté un peu “original”. On doit être moins de dix groupes dans le monde. En France on doit être deux ou trois.

C.D.S : Quelles sont vos démarches pour intégrer les Clubs ?

D.D.C : Avec le passé clubbing que j’ai, j’avais un p’tit peu tout ce côté “relation public” , connaître les organisateurs etc. j’en ai connu quand même pas mal etc. Mais avec le temps, j’le cache pas, ça m’a un p’tit peu saoulé, c’était pas là où j’me sentais le plus à l’aise etc. et directement, en fait quand on a commencé à vouloir à essayer d’être booké etc. j’ai préféré tout de suite lui laisser à elle, parceque c’est c’qu’elle aime. Elle, ça ne la dérange pas, elle était organisatrice quand on s’est connu, donc j’préfère lui laisser à elle et moi m’occuper plus du côté artistique etc. etc. parceque c’est là que je me sens le mieux…et une femme ça passe toujours mieux dans le booking, la négociation, le truc etc.

E.B : Même si il y a beaucoup de turnover dans les contacts que j’avais eu intèrieurement dans les clubs, quand même oui j’essaye de m’en occuper un maximum. Je vais directement voir le directeur artistique, je vais lui parler, au culot ! On nous book, on nous book pas…Après c’est un réseau, où il y a énormément de concurrence, on tente toujours. Aussi, j’ai des amis qui sortent également, qui parlent de nous et qui nous proposent, c’est du “bouche à oreille” en fait.

C.D.S : Quelles sont les pièges à éviter ?

D.D.C : C’est de faire le trop “M’as-tu vu ?” du trop joli, du trop mignon, du trop “bling-bling”, sexy etc. au point d’en oublier l’artistique. Pour moi, je fais ça par passion, je fais ça par amour de la musique etc. et c’est vrai que ce monde là, c’est quand même un monde très visuel, il faut qu’on fasse rêver, il faut qu’on soit sexy, il faut qu’on soit beau etc. J’aime bien ! Mais c’n’est pas le plus important pour moi. Le plus important c’est la musique. Je crache sur personne, mais c’est vrai qu’on voit beaucoup d’filles, beaucoup d’DJ qui y sont, soit parcequ’ils sont organisateurs, soit parceque la fille elle est vraiment mignonne, elle est vraiment jolie, mais elle sait pas mixer du tout, mais elle va quand même être bookée ! Ca, c’est quand même assez fréquent dans notre domaine et ça j’trouve ça pas très juste.

E.B : C’est pour ça que même quand je me mets à mixer je m’habille en mec ! Je veux qu’on oublie que je sois une “fille” ! On oublie ! Forget ! (rires) J’me souviens quand on avait mixer au “QUEENIE”, j’étais entrain de mixer et il y avait des personnes qui venaient et il y en a un qui est venu, j’me rappelle “Oh ! Le DJ c’est une fille ! Il y a une fille ! C’est une fille qui mixe !” (sourire) En fait moi j’veux pas qu’on fasse trop attention que j’sois une fille parceque j’aime bien me mettre un p’tit peu en retrait, je veux pas qu’on regarde que je sois une fille, je veux qu’on s’intéresse à ce que je fais. J’suis pas là pour faire la cover.

C.D.S : Dans quel endroit aimeriez-vous faire danser la planète ?

C.D.C : Si il y a un endroit où je rêve de mixer forcément, forcément c’est IBIZA ! C’est Le lieu de la musique électro, des belles personnes, de la fête, de la musique, des gros clubs, d’un sound system énorme, c’est tout c’que fait rêver un DJ ou une DJETTE.

E.B : C’est vrai !… Je dirais BERLIN aussi ! C’est le berceau de la musique électronique.

C.D.S : Quels conseils donneriez-vous aux futurs DJ’s ?

D.D.C : J’peux pas encore me dire que je suis au top encore pour donner mes conseils, mais le conseil que je pourrais donner serait travailler son art, c’est super important, travailler son talent. Aujourd’hui, tout l’monde veut se prétendre DJ, tout le monde veut être DJ, mais quand tu commences à leur dire “Tiens ! Est-ce que tu peux me mixer de la funk avec de la disco” ben, t’as beaucoup moins d’gens qui sont là. Les platines, vinyls, il y a très peu d’gens qui connaissent ça aujourd’hui, alors que pour moi, c’est la base du DJing. Il faut travailler son talent, il faut travailler son art, il faut travailler sa créativité, quoi qu’il arrive. J’en suis certain, c’est que le talent, il paye toujours. Après, ne pas oublier de parler aux gens etc.etc mais se concentrer sur son talent, sur son art, j’pense que c’est très important.

E.B : Arriver un moment quand on se prétend DJ, on prend vite la grosse tête, donc, savoir rester humble et évoluer. Anticipation évolution.

C.D.S : Je vous laisse le mot de fin.

D.D.C : Toujours plus de dates, toujours plus de lieux à découvrir, toujours plus de booking dans des endroits sympas et toujours plus de monde pour nous écouter. Peut-être bientôt arriver avec un peu plus de productions, parceque là pour l’instant on mixe, mais je pense que petit à petit on va arriver à la production de musique…et puis voilà suivez-nous ! (sourire) Parceque sans les gens qui aiment la musique pour nous écouter, on n’existe pas, on n’est pas là, donc toujours plus de monde pour nous suivre.

E.B : Ce que réprésente la musique pour nous, c’est la représentation de la condition humaine actuelle. Voilà ! C’est une façon qu’on a de s’exprimer, nos sentiments qui sont les plus enfouis qu’on n’arrivent pas à exprimer, on l’exprime par la musique. Après la façon dont je mixe sonne un peu froid (sourire).

* En su en su en su en sus sus sus en suppléments :

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http://www.mixcloud.com/TheTransitionDJs/

Ne ne ne ne xt next next next next : 

www.thetransitiondjs.com

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