Deep End

« Mike vient de sortir du collège et trouve un emploi dans un établissement de bains londonien. Susan, son homologue féminin, arrondit ses fins de mois en proposant ses charmes à la clientèle masculine. Amoureux jaloux de la jeune femme, Mike devient encombrant. »

Je ne connaissais absolument pas ce film avant de passer par hasard devant une affiche du film dans la rue. J’ai été surprise de voir que je n’étais même pas au courant qu’un film anglais, dont le héros est un adolescent, sortait en salle. J’ai ensuite appris qu’il s’agissait d’un film réalisé en 1970 réalisé par Jerzi Skolimowski.Puis j’ai lu l’article d’Etienne Daho qui a fini de me convaincre que je devais voir ce film culte.

En entrant au cinéma, jem ‘attendais avoir un film racontant l’éveil sexuel d’un garçon par une fille intrépide et indépendante. J’ai appris que je me trompais sur toute la ligne. Deep End est un beau film, qui donne un aperçu du Londres des années 70, de la révolution  sexuelle et du comportement « libéré » de certaines jeunes femme qui avait de quoi décontenancer plus d’un.

Jane Asher est véritablement l’héroine du film. Elle est drôle, nonchalante et suit sa propre morale. Prête à expérimenter tout ce qui est autour d’elle, les hommes y compris, tout en s’arrangeant pour s’assurer un avenir confortable, elle fait voler en éclat la vision idyllique que le héros a d’elle.  Le héros, Mike, parlons en, tiens. John Moulder Brown, qui l’intereprète, est beau, si beau qu’il est la victime d’attouchements ignobles de la part de certaines des clientes du bain publiques qui voient en lui un éphèbe un peu béat. Et c’est ce qu’il est, en fin de compte. Balourd, maladroit, son obsession maladive et malsaine pour Susan, qui joue avec ses sentiments, le rend risible.

Les 5 dernières minutes du film sont plutôt déterminantes, mais pas vraiment surprenantes. J’ai apprécié la mise en scène de Skolimowski, n’hésitant pas à mettre tout au long du film des séquences que l’on retrouve à la fin, en particulier quand Mike et Susan sont nus dans la piscine.

Au final, un film surprenement dur et mélancolique, sur un adolescent incapable de se remettre de son premier amour.

PS: Etienne Daho a interviewé John Moulder Brown pour Libération

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