Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

Par Célia

Livre de Haruki Murakami sorti au Japon en 1992 et récemment publié par France Loisirs.

Si vous avez boudé les librairies cette dernière décennie, vous avez peut être pu échapper à ses livres. Sinon, vous savez sûrement quelle notoriété cet auteur a aujourd’hui.

Haruki Murakami est né en 1949 au Japon à Kobé, il a traduit beaucoup d’œuvres notamment celle de Raymond Carver et F. Scott Fitzgerald. Il reçoit le prix Gunzo en 1979 pour son premier roman Ecoute le chant du vent. Ensuite le succès ne le quittera plus, on peut citer comme certains de ces plus célèbres romans : La course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l’impossible, Kafka sur le rivage et plein d’autres.

Pour Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, j’ai d’abord été attirée par la couverture où l’on voit le bas du visage d’une jeune femme avec les lèvres peintes en rouge. Le haut de sa figure est caché par le bas d’un éventail. Elle est mystérieuse, et sensuelle, bref j’ai eu envie d’ouvrir le livre, même si j’avais déjà eu du mal à lire Murakami, dont les textes sont parfois trop imaginaires et lyriques.

L’histoire m’a vraiment plue. Elle parle d’Hajime, un jeune garçon et de sa voisine, Shimamoto-san, une jeune fille solitaire qui boite. Ils sont tous les deux fils uniques, contrairement à tous leurs camarades et c’est ce qu’ils les rapprochent. Et puis les années de primaire passent, et ils sont toujours autant amis, dans leur bulle, eux deux face au monde.

Sauf qu’Hajime déménage, et les visites envers Shimamoto s’espacent, ils finissent par ne plus se revoir. Les années passent, les différentes petites amies aussi, et pourtant Hajime n’arrive pas oublier Shimamoto-san. Il finit enfin par la revoir, mais une fois marié et père de deux petites filles. S’en suit une folle course contre les sentiments cachés, les désirs inavouables…

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce roman n’est pas une histoire d’amour, c’est le récit de la vie d’un homme, de ses souvenirs de jeunesse au fantasme de l’homme qu’il voulait devenir. J’ai moins aimé le milieu du roman qui explique son ascension sociale et qui est très loin de ses véritables sentiments profonds et de l’émotion que l’on ressent dans les deux autres parties. Je le conseille donc vivement pour ceux qui veulent lire quelque chose de réaliste, de sensible, un roman sur un homme ordinaire avec ses faiblesses et ses défauts.

Le style d’écriture est beau, certain paysage décrit donne envie mais c’est surtout les sentiments du héros, qui nous pousse jusqu’à la fin.

A lire avec sagesse !