2014 : Mon Top 10 et quelques autres !

Comme promis, voici mon top 10 2014 pour Quirky :

10. Bird People de Pascale Ferran
Une divagation sur le thème de l’aéroport, les gens qui vont, qui viennent, les vies qui se croisent, qui s’interrompent, qui changent de direction, mais surtout une oeuvre poétique fabuleuse portée par une Anaïs Demoustiers particulièrement en forme cette année (avec le Ozon).

9. Enemy de Denis Villeneuve
Un film pour le moins schizophrène donnant lieu à des interprétations intéressantes engendrant la volonté de le voir une seconde fois. Un univers futuriste sobre et une lumière lunaire offrent une atmosphère particulière.

8. Respire de Mélanie Laurent
On pourra dire beaucoup de choses de M. Laurent, mais pas que son film est raté ! Un très beau film d’apprentissage sur l’amitié, ses déceptions et le thème à la mode de la perversion narcissique. Plutôt réaliste malgré un final un peu grandiloquent. Deux révélations féminines à suivre…

7. Her de Spike Jonsze
Qu’est-ce qu’aimer ? Question aussi vieille que le monde, débattue dans nombre de comédies romantiques de seconde zone. Pourtant quand l’un des partenaires s’incarne par une voix, simple robot dans un monde hyperconnecté, les sentiments existent-ils toujours ? « Oui, mais » serait probablement la réponse de ce film hyper bien pensé, intelligent et émouvant.

6. Ida de Pawel Pawlikowksi
Qui pouvait croire qu’un film polonais en noir et blanc sur un thème moyennement excitant (au premier abord) pourrait faire autant parler de lui. C’était sans compter sur ce magnifique film qui dépeint une Pologne catholique post seconde guerre mondiale mais surtout qui s’interroge sur la jeunesse et le sens de la vie (oui rien que ça).

5. Whiplash de Damien Chazelle
La claque de cette fin d’année ! La relation entre un jeune musicien et son professeur qui le pousse à bout et plus encore. Au-delà de fantastiques morceaux de jazz, deux portraits de personnages, fouillés et tout en nuances. Avec un final absolument magnifique.

4. Interstellar de Christopher Nolan
Le film post-apocalyptique de l’année ! En sus de décors fouillés, d’une précision scientifique intéressante, une jolie réflexion sur l’Homme et sa condition. A voir juste pour se dire « on n’est bien peu de choses en fait ».

3. Pas son genre de Lucas Belvaux
Après l’incroyable À perdre la raison l’an passé, Emilie Dequenne, fabuleuse actrice, revient dans un registre totalement différent : lumineuse, enjouée, mais profonde aussi, elle interprète ici une coiffeuse provinciale qui tombe amoureuse d’un prof de philo. S’en suivent des discussions sur Zola et Jennifer Aniston dans le centre ville d’Arras. Improbable mais touchant et beaucoup plus intéressant qu’on ne pourrait penser.

2. 2 jours, 1 nuit des frères Dardenne
Marion Cotillard avec son débardeur rose et sa queue de cheval porte ici un film sensible et humble sur la condition ouvrière des années 2010. De très beaux portraits tout en nuances dans une banlieue belge ravagée par le chômage.

1. Mommy de Xavier Dolan
La claque de cette année, la découverte du génie Dolan. Sur un fond de culture pop très marquée, une vraie patte de réalisateur avec de vraies scènes marquantes sur une bande son incroyable. Il a vraiment tout compris.

Hors classement (il en fallait 10), mais quand même 2014 m’aura marquée pour :
Gone Girl de David Fincher : un livre que j’avais découvert, une incarnation réussie et un scénario forcément époustouflant.
Les Combattants de Thomas Cailley : Adèle Haenel future grande du cinéma français.
Coldwater, enfer pour mineurs de Vincent Grashaw : on a trouvé le futur Ryan Gosling !
On aurait pu être amies d’Anne Le Ny : Anne Le Ny retrouve la forme après un passage à vide avec Cornouailles.
Trois coeurs de Benoît Jacquot : on ne se lasse pas de Poelvoorde dans des rôles dramatiques.
We are the best de Lukas Moodysson : un petit film suédois très punk mais surtout un joli film sur l’adolescence.
The Grand Budapest Hotel : qui m’a personnellement fait découvrir Wes Anderson et c’est pas rien !
Dans l’ombre de Mary de John Lee Hancock : beaucoup plus qu’un making-of, deux heures qui m’ont permis de revivre le film de mon enfance.
Une nouvelle amie de François Ozon : surtout pour la performance de Romain Duris.
Samba : parce que cinéma populaire ne veut pas dire mauvais film et qu’avant de faire des films qui marchent, Toledano et Nakache font surtout de très bons films.

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