20 ans magazine

 

img
En feuilletant  Causette, j »ai appris la sortie du livre 20 ans, je hais les jeunes filles. Je les donc acheté, et ce livre a été une claque.

Je suis trop jeune pour avoir connu le 20 ans d »isabelle Chazot. Quand j »ai commencé à fureté du côté des magazines pour ados, celui ci me paraissait de la même trempe que Jeune et Jolie, léger, mais inconsistant et instatisfaisant.

J »étais persuadée que le seul magazine irrévérencieux adressé aux ado sdans les années 90 était le magazine américain Sassy. Les articles s »adressaient aux jeunes en les traitant comme des êtres humains doués d »intelligences, et els stars interviewés n »étaient pas vues comme des dieux inacessibles, mais comme des gens avec des bons côtés et des travers. J »ai été très heureuse de voir que Jane Pratt qui, comme le Phenix, renait toujours  de ces cendres, en a lancé une nouvelle version avec XOJane.

Mais revenons à 20 ans. J »ai donc été surprise d »apprendre qu »à cette période bénie qu »on été les années 90, ces deux magazines ont émergés au même moment, et on su séduire un lectorat féminin qui cherchait désespérément un magazine auprès duquel se retrouver.

C »est en tout cas ce qui est reporté dans le livre 20 ans, je hais les jeuens filles qui compile les témoignages de l »ancienne équipe éditoriale. Le magazine se permettait de démonter des artistes, d »écrire des articles polémiques quitte à s »attirer les foudres (y compris celle d »act-ups), d »écrire des articles politiques, et même anticapitaliste, chose difficilement imaginable aujourd »hui. Il se permettait des éditoriaux modes loufoques, dirigé par celle qu »on ne présente plus aujourd »hui, Emmanuelle Alt. Alain Soral y écrivait, pour le coup des articles vraiment interessant et polémique sur le consumérisme (chose tellement ancrée dans notre société aujourd »hui qu »on ne voit même plus l »intérêt de la critiquer), apportant de la nourriture à l »esprit critique (autant d »un point de vue culturel que politique) des lectrices.

Le livre détaille cette période, mais le lecteur reste sur sa faim. la couverture est trompeuse. Aucun des titres d »articles, pourtant originaux et novateurs qui y sont recensé ne se trouvent dans le livre. Il y a très peu d »articles à l »intérieur, ou alors des résumés de 5 lignes et la plupart rédigés par Diastème (ce qui m »a déçue parce que ceux d »Eugène Mansfeld m »ont l »air géniaux, mais que je ne peux pas les découvrir, vu qu »il n »y sont pas). Donc c »est un livre sur un magazine que le lecteur ne peut pas vraiment lire.

Ce n »est pas une compilation du meilleur du magazine, c »est un recensément de l »avis de la redaction de 20 ans sur l »ascension et la chute du magazine.

Il manque donc absolument d »objectivité, qui est un parti pris, certes. La redaction attribue la vente du magazine au début des années 2000 et le changement radicale de la ligne éditoriale aux annonceurs de plus en plus frileux (comme Sassy magazine), l »époque qui se pretait moins à des magazines aussi irrévérencieux et libres comme celui ci et l »arrivée de concurrent, parmi lesquels Muteen.

D »après ce que j »ai lu de 20 ans, aussi génial était-il, beaucoup d »articles avaient l »air de clairement se foutre de la gueule des jeunes filles qui, rappelons-le, composaient la majorité des lectrices. L »équipe éditoriale était composée à majorité d »hommes d »âge moyen. Il est possible qu »ils n »aient eu aucun problème pour se mettre dans la peau d »adolescentes contemporaine, mais franchement, je ne vois pas, par exemple, des filles de 20 best online casino ans écrire pour la rédaction de FHM. Le titre du livre n »est-il pas « 20 ans, je hais les jeunes filles »? Comment un magazine qui est les hait et se moque d »elle peut réellement parler aux jeunes filles?

Quand je lis les féminins, je suis souvent consternée par la stupidité qui en suintent. Oui, ils prennent vraiment les lectrices pour des idiotes. Mais est ce pire que de les tourner en ridicule? Je me pose la question.

Les témoignages de l »équipe éditoriale semblent accusés les annonceurs d »avoir été incapable de soutenir le magazine quand les ventes ont commencé à s »éffrondre, et les rends responsables du manque d »originalité et de prise de risques dans les revues actuelles. C »est vrai.

Mais il existe des tas de magazines originaux, qui n »ont pas la langue dans leur poches et traitent de sujet qui touchent aux quotidien de leur lecteurs…et ils sont gratuit. 20 ans a l »air de critiquer les annonceurs mais si ceux ci étaient aussi obtus et inaptes, pourquoi ne se sont pas lancé en gratuit, ou en fanzine? Ils auraient pu avoir toute la liberté dont ils avaient besoin. Quand on lance un magazine papier, payant, on entre dans un système et il faut en suivre les règles. Sans annonceurs, ils n »y auraient pas eu de 20 ans du tout.  Je suis d »accord que les magaziens devraient prendre plus de risques, parler réellement aux elctrices et ne pas se contenter de s »imaginer ce qu »elles pensent, mais à force d »être trop anticonformistes, on finit par ne parler qu »à un troupeau de branchés, et ça ne suffit pas à faire marcher un magazines à grande échelle.

Il existe des magazines aussi bien que feu 20ans celui la, qui ont su tenir sur la longueur: je pense notemment à Causette, et aux anglo-saxons Company (qui fait du féminisme light qui convient aux filles d »aujourd »hui qui apprécie de lire une revue qui les encourage à prendre les devants et se battre, tout en voyant les dernières tendances en matière de mode), Bust (magazine féministe par excellence).

Muteen, à ces débuts, était pour moi exactement ce qu »un magazine pour ados/jeunes filles devrait être. Drôle, léger notemment avec les chroniques de Margaux Motin, mais aussi sérieux, parlant de problèmes concrets, réels, auxquels la fille de 13 ans se retrouvaient. Il proposait aux lectrices de les associer au magazines, il les mettait même en couverture! Il donnait une voix à des filles qu »on entendait pas souvent. La rédaction discutait avec elles de ce qu »elles voulaient trouver dans les prochains numéros plutot que de leur imposés des articles bidons, toujours les mêmes du style « 10 astuces pour le garder dans votre lit quelque soit la saison » ou « comment se maquiller pour aller au lycée sans se faire chopper par les pions ».

Aujourd »hui, 20 ans est réapparu entre autres en exploitant des stagiaires, et son contenu n »est rien comparé à l »ancienne version, Muteen est devenu aussi insipide que du tofu non mariné et quand je vais au Relay lire des magazines, je suis un peu désespérée.

Heureusement, il y a internet. Des revues émergent, avec leur ton à elle, des redactions jeunes (ou pas) touchent à tout, qui ont la capacité de toucher un large public sans dépendre des annonceurs (du moins au début).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.